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Faits divers – Justice

"Recherche lanceurs de colis à la prison de Béziers"

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Une annonce étonnante a été retrouvée ce mercredi sur les réseaux sociaux. Des lanceurs de colis sont invités à se manifester pour envoyer des paquets par-dessus les murs de la maison d'arrêt du Gasquinoy à Béziers. Une annonce prise très au sérieux alors que les envois de paquets se multiplient.

Centre pénitentiaire de Béziers
Centre pénitentiaire de Béziers © Maxppp - GUILLAUME HORCAJUELO

Béziers, France

Une annonce peu banale vient d'être identifiée sur les réseaux sociaux. Elle pourrait faire sourire, mais elle est prise très au sérieux. Des détenus de la prison de Béziers (Hérault) recrutent des lanceurs de colis via l’application Snapchat. Visiblement, ils manquent de bras cet été, pour se faire livrer des produits. Ce message émane d'un groupe de détenus baptisé DétenusdeBezi19.

"Cherche des jeteurs pour Béziers urgent."

Une annonce plutôt osée et cocasse en contrepartie d’une rémunération. C’est surprenant d’en arriver là déplore Nicolas Burtz, le représentant syndical de Force Ouvrière. Qui se cache derrière cette annonce ? Des détenus ou des familles ? Dans tous les cas, des personnes gèrent cette annonce de l'extérieur. 

Tous les jours des paquets sont envoyés par-dessus les murs. Des téléphones portables, de la drogue ou encore de la nourriture sont retrouvés au quotidien par les surveillants quand ils peuvent les récupérer à temps. Mais ce n'est pas toujours le cas.

"C'est la première annonce que l'on découvre. Mais ce n'est sans doute pas la première fois qu'ils recrutent ainsi".

La direction de la prison a été avertie. Le syndicat Force ouvrière espère qu'une enquête sera ouverte pour remonter jusqu'à l'auteur de l'annonce.

"Les jeunes sont tous sur Snapchat, ils risquent sans doute d'être embobinés. Moyennant un billet, ils vont venir jeter des colis sans se rendre compte des risques encourus".

"Cette annonce peut s'apparenter à un job d'été" déplore Nicolas Burtz, le représentant syndical FO pénitentiaire

Les envois de colis sont réguliers. Quasiment toutes les nuits. C'est une catastrophe rajoute Force ouvrière. Tous les jours une échelle est collée sur le mur d'enceinte de la prison. Dès qu'on en retire une, le lendemain, il y en a une autre.

Une technique bien rodée

Les lanceurs de colis parviennent à escalader le mur anti-projection avec une échelle et lancent ensuite le colis. Le temps que les surveillants arrivent, les détenus parviennent à récupérer les paquets en moins de dix minutes avec une certaine habileté.

"Pour eux, aller pêcher les colis, ça leur prend un quart d'heure".