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Faits divers – Justice

Reclus de Monflanquin : la famille De Vedrines ne récupérera pas son château

mercredi 24 octobre 2018 à 18:21 - Mis à jour le mercredi 24 octobre 2018 à 22:16 Par Pierre-Marie Gros, France Bleu Gironde et France Bleu

La cour d'appel d'Agen a rejeté ce mercredi après-midi la requête des époux De Vedrines, pour récupérer le château de Martel, à Monflanquin, en Lot-et-Garonne. Onze membres de la famille étaient sous l'emprise d'un gourou, Thierry Tilly, lorsqu'ils ont vendu il y a dix ans la propriété familiale.

Le Château de Martel, à Monflanquin
Le Château de Martel, à Monflanquin © Maxppp -

Bordeaux, France

Les reclus de Monflanquin ne récupéreront pas leur château familial de Martel, dans le Lot-et-Garonne : la famille De Vedrines a été déboutée ce mercredi  après-midi par la chambre civile de la Cour d'Appel d'Agen.  Les juges ont invalidé la première vente, et accordé 12.500 euros de compensation aux plaignants, mais ont confirmé la seconde vente de cette propriété. Une demeure de 1.000 m2 et ses presque deux hectares de terrain, que les De Vedrines avaient été obligés de vendre, en janvier 2008, lorsqu'ils se trouvaient sous l'emprise de Thierry Tilly. Ils se trouvaient alors séquestrés à Oxford par leur gourou.

Les magistrats ont estimé que la nouvelle propriétaire était de bonne foi, et qu'elle n'était pas forcément au courant de cette affaire , lorsqu'elle a racheté le château de Martel en 2009 pour 570.000 euros. Autre déconvenue pour les plaignants : en première instance, le notaire avait été condamné à leur verser 200.000 euros de dommages et intérêts pour différentes fautes; cette peine a été annulée ce mercredi en appel.

Vers un pourvoi en cassation ? 

Du coup, même s'ils ont accueilli cette décision "avec sérénité", dit leur avocat Daniel Picotin, ses clients pourraient se pourvoir en cassation. "Ils ont traversé des épreuves terribles, qui vont bien au delà du matériel , argumente maître Picotin. Charles-Henri et Christine ont acquis une force nouvelle, ils sont apaisés. Mais ça ne va pas les empêcher de réfléchit très sérieusement à se pourvoir en cassation". 

Ils ont beau accueillir cette décision avec sérénité, ils réfléchissent sérieusement à se pourvoir en cassation . - Maître Daniel Picotin, l'avocat de Charles-Henri et de Christine De Vedrines 

"Vers peut-être un pourvoi en cassation' Maître Daniel Picotin

La propriété est estimée aujourd'hui à un million et demi d'euros, mais plus qu'une question d'argent, Les De Vedrines font de ce retour du château de Monflanquin dans le giron familial, une question de principe. "'Ce château, dans la famille depuis 4 siècles, c'est une partie de mes tripes, expliquait Charles-Henri De Vedrines avant l'audience du mois de juin, et je veux le léguer à mes enfants. Si un jour je suis contraint de le vendre , je veux que ce soit volontaire. Là, on me l'a volé". 

J'ai tout simplement envie de pouvoir mourir chez moi - Charles-Henri De Vedrines, avant l'audience du mois de juin 

Christine et Charles Henri De Vedrines, lors du procès de Thierry Tilly à Bordeaux - AFP
Christine et Charles Henri De Vedrines, lors du procès de Thierry Tilly à Bordeaux © AFP - Jean-Louis Muller

Thierry Tilly, interné, demande à sortir de l'hôpital psychiatrique

Thierry Tilly, pour sa part, est sorti de prison en juillet dernier après avoir purgé une peine de 10 ans. Il a depuis été admis à l'Unité des Malades Difficiles de l'hôpital psychiatrique de Cadillac. Son avocat parle d'internement abusif, et demande sa sortie. Cette demande est examinée ce jeudi matin par un juge des libertés et de la détention .