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Faits divers – Justice

Reconnu coupable de violences envers ses parents, un Pontissalien de 34 ans écope de 12 mois de prison ferme

vendredi 6 avril 2018 à 19:11 Par Anne Fauvarque, France Bleu Besançon

Pendant six mois, un fils a imposé sa loi au domicile de ses parents à Pontarlier. Il les a privés d'argent, allant jusqu'à les enfermer lorsqu'il s’absentait. Le tribunal correctionnel de Besançon l’a condamné ce vendredi à douze mois de prison ferme et douze mois avec sursis.

Schizophrène et paranoïaque, le Pontissalien a imposé sa loi au domicile de ses parents, qui ont vécu un véritable enfer pendant des mois.
Schizophrène et paranoïaque, le Pontissalien a imposé sa loi au domicile de ses parents, qui ont vécu un véritable enfer pendant des mois. © Radio France - Anne Fauvarque

Pontarlier, France

Un Pontissalien de 34 ans a été reconnu coupable ce vendredi, de violences physiques et psychologiques, en récidive, envers ses parents vulnérables (sous tutelle et curatelle), par le tribunal correctionnel de Besançon. 

LIRE AUSSI : Un Pontissalien de 35 ans soupçonné de violences physiques et psychologiques envers ses parents en détention provisoire

Il écope de douze mois de prison ferme, douze mois avec sursis et mise à l'épreuve pendant trois ans avec une obligation de travailler et de se soigner, une interdiction de rentrer en contact avec ses parents, et une interdiction de se rendre à Pontarlier pendant cinq ans à l'issue de sa sortie de prison. 

L'expert psychiatre qui l'a examiné a conclu que le prévenu était un schizophrène paranoïaque, mais que la sanction pénale était possible.

Les parents ne veulent plus voir leur fils

"Cette histoire, Emile Zola aurait pu l'écrire", a expliqué l'avocate de la partie civile à l'audience. Elle évoque des brimades, des humiliations, voire de la séquestration. Pour Me Henriet, ce fils agit "en véritable despote, mais ne se reconnait pas comme tel". Le couple qu'elle représente ne veut que "la paix, la sécurité et la protection de la justice".

Le prévenu privait en effet ses parents d'argent, ce qui les empêchait aussi de faire des sorties. Il les enfermait à double tour dans l'appartement, même pour descendre sortir les poubelles. Il avait relégué son père handicapé moteur au salon et pris sa chambre. 

La peine maximale en récidive requise par le parquet

Pour le procureur, "l'idée de la norme que se fait le prévenu diverge de celle de ses parents et de celle de la société entière. Ce sont des faits de violences graves, ajoute-t'il, avec des conséquences physiques et psychologiques, sur des personnes vulnérables. Il requiert la peine maximale en récidive, quarante mois de prison dont quatre avec sursis et mise et l'épreuve.

Pour la Défense, le prévenu a des explications qui lui sont propres. "Il a réponse à tout, mais il a besoin de soins" selon Me Christine Pétament. 

En détention provisoire depuis le 9 mars 2018, le Pontissalien est retourné en prison à l'issue de l'audience.