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Faits divers – Justice

Réforme des cycles-horaires : peut-être une avancée sociale pour les policiers toulousains

mercredi 1 mars 2017 à 19:08 Par Bénédicte Dupont, France Bleu Occitanie

Plusieurs commissariat d'Occitanie sont à l'arrêt depuis plusieurs jours : à Perpignan, Montpellier, Agde, les agents se sont mis en masse en arrêt-maladie pour protester contre la réforme des cycles-horaires. À Toulouse, au contraire, la réforme est en train de passer en douceur.

Toulouse Police Secours devrait avoir le renfort de 5 agents supplémentaires.
Toulouse Police Secours devrait avoir le renfort de 5 agents supplémentaires. © Radio France - Bénédicte Dupont

Toulouse, France

Vous avez peut-être entendu parler des arrêts-maladie en cascade déposés dans les commissariats des départements voisins des Pyrénées-Orientales et de l'Hérault, 150 policiers hors service à Perpignan, Agde, Sète, Béziers et Montpellier à cause de la réforme des cycles-horaires. À Toulouse, pas d'éclat à ce propos et pour cause : ces cycles-horaires se négocient en ce moment département par département et l'option plébiscitée par les policiers est en train d'être adoptée en Haute-Garonne.

Au commissariat central de Toulouse, la direction a approuvé lundi l'option dite du "vendredi fort", cette même option qui est refusée dans les commissariats à l'arrêt. Il s'agit en gros d'accorder aux policier un week-end sur deux en repos, au lieu d'un sur six actuellement. Dans l'Hérault et les Pyrénées-Orientales, ce nouveau rythme de travail ne passe pas car il faudrait des renforts pour le faire tourner. C'était aussi ce qui bloquait à Toulouse, tantôt ont été évoqués les chiffres de 45 puis 26 postes supplémentaires pour rendre cette réforme possible dans toute la zone police Toulouse-Blagnac, Tournefeuille et Colomiers. Finalement, la dernière négociation approuve l'idée que Toulouse Police Secours en recevra cinq, cinq fonctionnaires supplémentaires, en plus de ce nouveau rythme plus confortable.

Pour les collègues toulousains, c'est une avancée sociale et une garantie d'avoir des policiers en meilleure santé physique et psychologique. — David Leyraud, secrétaire régional adjoint du syndicat Alliance, basé à Narbonne

Les syndicats Unité SGP-Police-FO et FPIP voient ce pré-accord comme une sortie de crise possible. - Radio France
Les syndicats Unité SGP-Police-FO et FPIP voient ce pré-accord comme une sortie de crise possible. © Radio France

Le cas des policiers Columérins, Blagnacais et Tournefeuillais n'a pas été clarifié. À Toulouse, ce nouveau projet doit être maintenant présenté et validé en comité de travail en préfecture le 14 mars prochain.

Les nouvelles caméras-piétons annoncées, pas encore sur le terrain à Toulouse

Le décret systématisant l'utilisation de la caméra individuelle lors des contrôles d'identité dans les 23 zones de sécurité prioritaires (ZSP) est entré en vigueur ce mercredi 1er mars. Les policiers de ces zones seront équipés de caméras-piétons qu'ils devront obligatoirement déclencher lors des contrôles d'identité. Voilà pour la théorie et l'annonce ministérielle. Dans la pratique, à Toulouse, le dispositif est expérimenté depuis 2014 aux Izards et au Mirail, moins d'une dizaine de caméras, mais les agents pouvaient l'utiliser, à leur gré, sans obligation.

Pour ce nouveau dispositif, il faudra encore patienter avant que le nouvel équipement, arrivé à l'automne selon la Direction Départementale de la Sécurité Publique, ne soit utilisé sur le terrain. Les syndicats affirment qu'aucune note de service n'a encore circulé quant à leur utilisation. "Les collègues lisent les notices", nous dit-on. Mais lorsqu'il le sera et lorsqu'une patrouille ira au Mirail ou aux Izards et procédera à des contrôles d'identité, l'un des policiers sera équipé de cette caméra accrochée au gilet et il devra la déclencher manuellement à chaque fois qu'une personne sera contrôlée. Sur le principe, les syndicats en sont plutôt satisfaits mais attendent les retours des équipes sur le terrain. "Cela apporte des précisions aux interventions, à condition que le matériel soit fiable car jusque là les appareils étaient fragiles, peu autonomes et souvent en panne", rappelle Didier Martinez, secrétaire régional Unité SGP-Police Force Ouvrière.

Cela permet en effet de ne pas mettre systématiquement en cause l'intervention des collègues. Maintenant à voir de quel type de matériel il s'agira.— Christophe Delage, secrétaire régional Unsa-Police

Dans la note envoyée par le Ministère, il est dit que tous ces actes devront être comptabilisés, le nombre d'heures d'enregistrement comme le nombre de contrôles effectués et qu'un référent doit être nommé dans chaque commissariat. Ce dispositif sera testé jusqu'au 3 juin 2018. La Direction Départementale de la Sécurité Publique dispose actuellement de 43 caméras-piéton sur la circonscription de Toulouse, sachant que tous les effectifs peuvent être amenés à intervenir en zone de sécurité prioritaire (ZSP).