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Faits divers – Justice

Refus de libération conditionnelle pour Jacqueline Sauvage : les réactions

jeudi 24 novembre 2016 à 18:15 Par Etienne Escuer, France Bleu Orléans

Jacqueline Sauvage reste en prison. La cour d'appel de Paris a rendu ce jeudi une décision défavorable à sa demande de libération conditionnelle. Une demande déjà refusée en août dernier en première instance par le tribunal d'application des peines de Melun.

Les Femen avaient manifesté devant le centre pénitentiaire d'Orléans-Saran pour demander la libération de Jacqueline Sauvage
Les Femen avaient manifesté devant le centre pénitentiaire d'Orléans-Saran pour demander la libération de Jacqueline Sauvage © Maxppp -

La Selle-sur-le-Bied, France

Jacqueline Sauvage, condamnée en octobre 2014 à 10 ans de prison pour le meurtre de son mari violent en 2012 à La-Selle-sur-le-Bied (Loiret), restera encore en prison. La motivation de la Cour d'appel de Paris est la même que lors du jugement en première instance par le tribunal d'application des peines de Melun. Les magistrats reprochent à Jacqueline Sauvage de continuer "à se poser en victime". Ils estiment aussi que Jacqueline Sauvage a fait une demande de libération conditionnelle trop rapide, après la grâce présidentielle en janvier, et dénoncent la "médiatisation du dossier".

La décision a été très mal accueillie par les soutiens de Jacqueline Sauvage, notamment par Karine Plassard, qui avait lancé deux pétitions pour demander la grâce de la sexagénaire. D'autant plus que lors de l'audience qui s'est tenue à huis clos le 27 octobre dernier, le parquet ne s'était pas opposé à sa libération conditionnelle.

Je suis totalement abasourdie que la justice, à la veille de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, ose envoyer comme message « Ne vous défendez pas, faites-vous tuer en silence ! » " - Karine Plassard

"A chaque fois, le procureur est d'accord pour la libération conditionnelle. Mais le juge dit non." - Karine Plassard

Pour les soutiens de Jacqueline Sauvage, le refus est avant tout une affaire politique. Les magistrats n'auraient pas apprécié la grâce partielle accordée par François Hollande en janvier dernier. Ni ses propos acerbes sur la profession dans le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme Un président ne devrait pas dire ça. La comédienne Eva Darlan, présidente du comité de soutien à Jacqueline Sauvage, dénonce un "acharnement".

Jacqueline Sauvage devient un enjeu politique, social... Mais derrière, il y a toutes les femmes qui sont battues, violentées. Cette décision, c'est museler les femmes, définitivement." - Eva Darlan

"Jacqueline Sauvage est K.O., une fois de plus... Quelle drôle de justice quand même" Eva Darlan

10 mois après la grâce présidentielle accordée par François Hollande, Jacqueline Sauvage va donc passer encore quelques mois en prison. Elle y a déjà passé trois ans et demi depuis septembre 2012 (avec une période de liberté sous contrôle judiciaire entre avril et octobre 2014 en attendant son procès), dans les centres pénitentiaires de Saran (Loiret) puis Réau (Seine-et-Marne).

Désormais, Jacqueline Sauvage et ses avocates vont discuter d'un éventuel pourvoi en cassation. En l'état actuel du dossier, la sexagénaire n'est pas libérable avant au moins avril 2018. Certains de ses soutiens souhaiteraient d'ailleurs une nouvelle grâce présidentielle. Une grâce totale, cette fois. Un rassemblement est prévu à Paris le 10 décembre, à 14h sur le Parvis des Droits de l'Homme.