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Saccage du local du PS à Saint-Étienne : "le Parti socialiste est une proie facile" selon le député Régis Juanico

Par Martin Cotta, France Bleu Saint-Étienne Loire dimanche 23 octobre 2016 à 9:19 Mis à jour le dimanche 23 octobre 2016 à 10:55

Régis Juanico député PS de la Loire condamne fermement le saccage des locaux du parti à Saint-Étienne
Régis Juanico député PS de la Loire condamne fermement le saccage des locaux du parti à Saint-Étienne © Maxppp - maxppp

Après le saccage des locaux du parti socialiste de la Loire samedi après-midi en marge d'une manifestation contre le désarmement de la police, Régis Juanico député PS de la Loire

Régis Juanico était l'invité de France Bleu Saint-Étienne Loire ce dimanche matin à 9h. Le député socialiste de la première circonscription de la Loire a exprimé sa colère après les violences en marge de la manifestation pour le désarment de la police hier à Saint-Étienne. Un rassemblement pourtant interdit par le Préfet de la Loire qui redoutait, à juste titre, un trouble à l'ordre public. L’attitude de certains manifestants lui a donné raison. "Les violences ont été commises par des groupuscules de l'ultra-gauche" indique le député. "Nous sommes dans un immeuble d'habitations. S'il y avait eu un cocktail molotov de lancer et le feu, ce sont des familles avec des enfants qui auraient été la cible. Les habitants de la rue du midi étaient médusés par ce déferlement de haine et violence" termine Régis Juanico.

"Les habitants de la rue étaient médusés"

Plusieurs personnalités du Parti Socialiste ont condamné les violences de ce samedi après-midi. Le maire Les Républicains de Saint-Étienne Gaël Perdriau a également appelé le secrétaire départemental du PS pour lui faire part de son soutien tout comme Gilles Artigues, premier adjoint à la ville de Saint-Étienne : "Je suis très choqué également par le saccage lâche du siège du Parti Socialiste de la Loire. On peut avoir des colères mais c'est démocratiquement et dans les urnes qu'elles doivent continuer à s'exprimer en France, comme dans tous pays civilisés" a-t-il indiqué via un communiqué.

Johan Cesa, conseiller régional (PS) Auvergne-Rhône-Alpes

Une manifestation pourtant surveillée de près

Près de 300 CRS et gendarmes étaient pourtant mobilisés ce samedi après-midi. L'itinéraire du cortège n'était pas forcément celui qui était attendu au départ. Le collectif à l'origine du rassemblement indiquait au départ vouloir rassembler du monde devant la société Verney-Caron, celle qui fournit les flash-ball aux forces de l'ordre.

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