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Faits divers – Justice

Règlement de comptes au boulodrome de Civray : prison ferme pour les auteurs

mardi 28 novembre 2017 à 20:27 Par Jade Peychieras et Rivière Isabelle, France Bleu Poitou

A Poitiers, le tribunal correctionnel se penchait ce mardi 28 novembre 2017 sur une affaire de règlements de comptes au boulodrome de Civray, dans la Vienne. Un homme roué de coups et un autre menacé avec une arme. Les trois auteurs écopent de prison ferme.

La salle d'audience du tribunal correctionnel de Poitiers.
La salle d'audience du tribunal correctionnel de Poitiers. © Radio France - pascal roche

Civray, France

Un homme roué de coup, un autre pourchassé avec une carabine alors qu'ils jouaient à la pétanque, place du Petit Paradis, à Civray. Les faits remontent à juin 2016, mais l'affaire était examinée ce mardi 28 novembre 2017 par le Tribunal correctionnel de Poitiers. L'instigateur du règlement de compte écope de trois ans de prison dont un an et demi ferme pour "violence aggravée". Ses deux complices, deux hommes de 27 et 48 ans sont condamnés à un an et demi de prison dont 6 mois fermes.

Un vol ou une discussion qui tourne mal ?

On est en juin 2016. Cet après-midi là, place du Petit Paradis, à Civray, on joue à la pétanque, on pique-nique, on se détend, sur les bords de la Charente. Arrive alors un homme de 26 ans, Benjy. Il dit être venu pour acheter un peu de cannabis à son dealer. Seulement voilà, le dealer en question lui dérobe 300 euros. Selon la version des parties civiles, ce qui déclenche l'altercation, ce serait plutôt une discussion qui tourne mal à propos d'un oncle incarcéré.

Il part chercher du renfort et revient avec une carabine

Benjy s'en va, mais sous le coup de la colère, il décide d'aller chercher du renfort : son beau-père, son ami d'enfance, ainsi qu'un troisième homme que l'enquête ne pourra jamais identifier. Benjy passe chez lui attraper une carabine et ensemble, ils grimpent dans une voiture, direction : le boulodrome du Petit Paradis.

Des coups de tiges métalliques et un trou dans la joue

Tout s'enchaîne alors très vite : des coups avec des tiges en métal, "des tuteurs pour tenir mes pieds de tomate qui étaient déjà dans la voiture, se défend l'un des prévenus. Ce n'était pas prémédité." Deux tirs retentissent, sans que l'on sache dans quelle direction, mais sans faire de blessé par balles. Malgré tout, les blessures sont sévères : l'une des victimes, pourchassée avec la carabine, tombe et se luxe l'épaule. L'autre souffre de plusieurs plaies au crâne et d'un trou dans la joue. "On a fait une connerie", regrettent les prévenus. Pas suffisant pour convaincre le tribunal.

Des victimes connues de la justice

Les victimes ? Deux hommes "dangereux" assènent leurs propres agresseurs, avec une réputation. Déjà passés devant le tribunal pour des bagarres et des affaires de stupéfiants.

"Je vous connais, je vous ai déjà vu ici" lance la présidente du tribunal aux parties civiles.

L'un des avocats des parties civiles s'indigne, il n'y a pas de "bonnes et de mauvaises victimes".

De l'autre côté de la barre, les prévenus ne nient pas les coups mais la défense tente d'expliquer un cheminement : le beau-père et le beau-fils entretenaient une relation délicate. Ils avaient renoué il y a peu : "Le beau-père était dans un "conflit de loyauté", estime leur avocate. Il a voulu montrer à son beau-fils qu'il le soutenait, il a pris la mauvaise décision." Les deux complices travaillent, souligne également la défense : l'un a monté sa micro-entreprise, l'autre est chauffeur. Le troisième prévenu va entamer une formation.

Des zones d'ombre

"Qui a frappé en premier ? Avez-vous tiré en l'air ou en direction de la victime ? Qu'est-ce qui a déclenché l'altercation ?" demande le procureur de la République. Quelques amnésies opportunes auront raison des détails. Mais là n'est pas l'important, estime le procureur. "Inutile de perdre son temps. Les prévenus ne nient pas leur présence, les coups, les tirs. Je vous demande des les déclarer coupables".

Prison ferme pour les trois complices

Vu la gravité des faits, des violences avérées, préméditées, commises en réunion sous la menace d'une arme, les prévenus sont tous les trois condamnés : les peines allant de 6 mois à 1 an et demi de prison ferme.