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Reims : enseignants, surveillants et étudiants dans la rue pour demander plus de moyens

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Environ 150 enseignants, surveillants et étudiants ont défilé ce mardi matin dans les rues de Reims dans le cadre d'un appel national à la grève. Ils ont dénoncé leurs conditions de travail et ont réclamé plus de moyens pour l'éducation.

Les manifestants ont réclamé plus de moyens au ministre de l'Éducation nationale
Les manifestants ont réclamé plus de moyens au ministre de l'Éducation nationale © Radio France - William Gay Costa

Ils étaient 150 au départ du cortège devant la maison de syndicats à Reims. Enseignants, surveillants et étudiants ont défilé jusqu'au rectorat ce mardi à Reims pour réclamer une hausse des moyens à leur disposition pour faire cours dans le contexte de la crise sanitaire et dénoncer leurs difficultés croissantes à s'occuper de leurs élèves. Leur manifestation s'est déroulée dans le cadre d'un appel national à la mobilisation.

Des postes menacés dans l'académie

Parmi les manifestants, Matthieu, membre du syndicat Sud Education qui exerce comme professeur des écoles. Selon lui, il est devenu impossible de bien protéger les élèves du virus : "On nous demande de ne pas mélanger les élèves, mais il n'y a plus de remplaçants. Donc on est obligé de les mélanger alors qu'on veut faire de la belle publicité en disant que les élèves sont parqués par classe, à la cantine, alors que ce n'est finalement pas possible. Ça commence à être agaçant", déplore l'enseignant. 

D'autant que la prochaine rentrée se fera avec moins d'enseignants dans l'académie, malgré l'annonce par le rectorat d'un volet d'heures supplémentaires pour compenser les manques. Il s'agit d'un non sens absolu pour Célia, professeur de français et cosecrétaire du SNES FSU dans la Marne. "On part avec 84 postes en moins dans l'académie. Ca fait beaucoup étant donné qu'on a déjà des classe à 36. C'est lourd pour nous et pour les élèves".

On est dans une situation où il n'y a plus de fric pour les redoublements

Et ces réductions d'effectifs, Muriel, enseignante en collège prioritaire, pense qu'elles vont empirer la situation des élèves en décrochage : "On est dans une situation où il n'y a plus de fric pour les redoublements. On a fait passer des gamins après le premier confinement, peu importe s'il s'en sorte au bout du compte ou pas. Il y en a plein qui sont restés au tapis et qu'on va continuer de perdre", craint-elle.

Certains craignent que la prise en charge des élèves n'empirent avec un possible troisième reconfinement dans les semaines à venir, qui pourrait bien être plus strict que le précédent.

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