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Dossier : Coronavirus Covid-19

Reims : le tournage "autorisé" d'un clip réunit 40 jeunes dans un quartier, les policiers en colère

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Les policiers de Reims sont intervenus dans le quartier Croix-Rouge, vendredi 13 novembre 2020 vers 19h, après le signalement d'un tournage. 40 jeunes étaient réunis pour réaliser un clip de rap, en plein confinement. Ils ont présenté aux forces de l'ordre une "autorisation préfectorale".

L'attroupement a été diffusé vendredi sur le réseau social Snapchat.
L'attroupement a été diffusé vendredi sur le réseau social Snapchat. © Radio France - Stéphane Maggiolini

Tourner un clip, en plein confinement, est-ce possible ? À priori non. Pourtant, il est près de 19 heures, ce vendredi 13 novembre 2020, lorsque les policiers de la brigade anti-criminalité de Reims (Marne) sont appelés dans le quartier Croix-Rouge, zone de sécurité prioritaire. Selon Christian Pous, délégué départemental dans la Marne de SGP-FO, les forces de l'ordre découvrent un attroupement d'une quarantaine de jeunes, pour certains non masqués, réunis autour de projecteurs et de caméras : il s'agit du tournage d'un clip de rap.

Lors du contrôle, les policiers découvrent..."une autorisation préfectorale"

"Nos collègues appellent des renforts en voyant qu'une certaine tension commence à monter au moment de leur arrivée", raconte le délégué syndical qui évoque "des jets de pierre" en direction des forces de l'ordre, il n'y a eu aucun blessé. Ils procèdent ensuite à un contrôle auprès des organisateurs de ce tournage, "ils disent qu'ils ont le droit de le faire et montrent une autorisation de la sous-préfecture de Reims. Ils évoquent même une autorisation de la mairie", ajoute Christian Pous. Les policiers calment le jeu pour éviter une aggravation de la tension ambiante, puis quittent les lieux sans procéder à la moindre interpellation.

Le matin, le préfet nous demande de faire respecter le confinement et le soir il y a 40 jeunes qui tournent un clip - Christian Pous, délégué départemental dans la Marne de SGP-FO.

Ce samedi la colère des policiers ne faiblit pas ! Ils ne comprennent pas "comment une telle manifestation a pu être autorisée en plein confinement, en pleine crise sanitaire, dans un quartier en zone de sécurité prioritaire, le 13 novembre, jour particulier : cinq ans après les attentats", s'interroge le délégué SGP-FO 51. Il confie avoir reçu de nombreux messages d'indignations émanant de ses collègues.

Interpellé sur Twitter, le maire LR de Reims, Arnaud Robinet dément l'existence d'une autorisation, qu'elle soit municipale ou préfectorale. On ignore donc si le document présenté aux forces de l'ordre était bien réel.

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