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Reims : un premier procès de vendeur de "cannabis légal"

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Un père et sa fille ont été relaxés ce mardi par le tribunal correctionnel de Reims. En juillet dernier, ces patrons de bar avaient vendu des produits contenant du cannabis, en pleine vague d'ouverture de boutiques spécialisées. Le flou juridique persiste en la matière.

Rien de ce qui est vendu dans la boutique Herb Secret's ne se fume
Rien de ce qui est vendu dans la boutique Herb Secret's ne se fume © Radio France - Aurélie Jacquand

A la barre face au juge, le père et la fille l'avouent bien volontiers, vendre ces produits étaient une façon de se faire de l'argent : "On pouvait faire une belle marge", déclare la jeune fille de 22 ans chargée des commandes dans le bar-tabac-restaurant familial. Alors quand leur fournisseur habituel leur a proposé des huiles, tisanes et autres fleurs de cannabis, ils n’ont pas hésité. "On a même demandé à notre syndicat des buralistes, qui nous a confirmé qu'il y avait un vide juridique en la matière, mais que c'était autorisé", ajoute la jeune femme. Leur commerce aura duré une vingtaine de jours, pour un bénéfice de 1036 euros.

Tout l'objet du procès était là, savoir si ces produits sont des stupéfiants ou non. En France, la loi se base sur les normes européennes qui autorisent la vente de produits contenant moins de 0,2% de THC, la substance active du cannabis qui donne l'effet "défonce". Mais "il est interdit de vendre des fleurs ! Ils ne peuvent pas arguer qu'ils ne savaient pas", lance la Procureure de la République.

"C'est aux douanes de faire le travail", dit le patron du bar

"On n'a rien fait de spécialement répréhensible", se défend le patron de ce bar-tabac du centre-ville de Reims, qui souhaite rester anonyme. "Les produits ne viennent pas de France et pourtant l'entreprise qui nous les vend est française, les factures sont françaises, c'est aux douanes d'agir et d'aller voir ces entreprises avant de s'occuper de nous". Et son avocate de pointer les "discordances" qui existent entre la loi européenne et la loi française.

L'homme et sa fille sont finalement relaxés par le tribunal correctionnel de Reims, mais le Parquet a décidé de faire appel de cette décision. Maître Fanny Quentin explique : "Chaque juridiction a sa propre politique en la matière. Certains vont juste saisir les produits et les détruire, d'autres comme à Reims vont être plus strictes et puis il y a des directives du garde des Sceaux qui demande de poursuivre en toute circonstances"

Le Parquet de Reims avait requis quatre mois de prison avec sursis, 1 500 euros d'amende et surtout trois ans d'interdiction d'exercer contre les deux prévenus.

Un prochain procès prévu au mois de juin

Les patrons du magasin Herb secret's étaient eux aussi convoqués devant le tribunal correctionnel de Reims ce mardi. Herb Secret's était la toute première boutique entièrement consacrée à la vente de produits contenant du cannabis à Reims. Elle était restée ouverte une journée début juillet 2018. Le procès des patrons d'Herb Secret's a été renvoyé au 4 juin 2019.

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