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Faits divers – Justice

Rejugé à Bordeaux pour avoir appliqué le principe de précaution

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Par , France Bleu Gironde

Daniel Amblevert, maire de Sainte-Florence, une petite commune de l'Entre-deux-mers, au sud de Bordeaux, retourne devant la justice ce mardi. Il est convoqué devant la cour d'appel de Bordeaux, après avoir été relaxé, en avril dernier, pour avoir curé un fossé sans autorisation administrative.

Daniel Amblevert, le maire de Sainte-Florence
Daniel Amblevert, le maire de Sainte-Florence © Radio France

L'affaire remonte à l'automne 2011. Daniel Amblevert, maire de Sainte-Florence, au sud de Libourne et de Bordeaux, avait décidé, de son propre chef, de curer un fossé , sans autorisation administrative , mais selon le principe de précaution selon lui. Il s'agissait selon lui d'éviter des inondations d'une vingtaine de maisons dans son village et le village voisin, durant l'hiver en cas de fortes pluies. Il avait été relaxé en première instance.

Le Parquet et l'association de défense de l'environnement, la Sépanso, ont fait appel . C'était une décision de bon sens, selon le maire incriminé. Sauf qu'on était "en pleine période de sécheresse et qu'il y a une loi qui s'applique depuis 60 ans" , lui avait rétorqué la Sépanso.

"C'est le procès du rôle de l'élu, confronté à une situation exceptionnelle d'urgence, qui prend ses responsabilités et les assume face à une administration souveraine et tatillone." — Daniel Amblevert lors de son premier procès à Libourne

Lors du procès en première instance, à Libourne, fin janvier 2014, environ 200 personnes étaient venues soutenir Daniel Amblevert , principalement des élus locaux, et des agriculteurs. Tous avaient applaudi et sabré le champagne à l'issue de la décision. Ce comité de soutien promet d'être aussi nombreux ce mardi à 14h à Bordeaux. Trois cars ont été affrétés.

Il n'a pas fait de mal en application le principe de précaution selon Gérard César

 

"C'est un procès indigne pour un maire qui a fait son travail. Pour être maire aujourd'hui, il faut non seulement prendre le parapluie mais aussi le bouclier." — Gérard César sénateur maire UMP de Rauzan et président du comité de soutien

Ce deuxième procès aura une résonnance particulière , quelques jours après le jugement du procès Xynthia , aux Sables-d'Olonne, où le maire de la Faute-sur-Mer et son adjointe, ont écopé de peines de prison ferme. Certains élus locaux estiment être, aujourd'hui, en première ligne et livrés à eux-mêmes pour la gestion de risques bien trop lourds à leurs yeux.

Le procès du rôle d'un élu?