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De la prison ferme pour l'homme suspecté d'être à l'origine de violences à Béziers

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Par , France Bleu Hérault

L'homme suspecté d'être à l'origine des émeutes en début de semaine à Béziers (Hérault) a été reconnu coupable d'une partie des faits reprochés. Fethi est reparti purger sa peine pour outrage et complicité de violence, mais il a été relaxé pour les menaces de crime contre les policiers.

Le palais de justice de Béziers.
Le palais de justice de Béziers. © Radio France - Gaëlle Schüller.

Un an de prison ferme avec mandat de dépôt a été prononcé ce jeudi contre Fethi, cet habitant de La Devèze à Béziers. Cette figure du quartier était poursuivie devant le tribunal après les émeutes de ce lundi 26 avril, en début de soirée à Béziers. Des policiers ont essuyé de nombreux jets de pierre et de bouteilles en verre alors qu'ils effectuaient sur réquisition du parquet un contrôle nocturne, afin de lutter contre le trafic d'armes et de stupéfiants dans ce quartier populaire. 

Ces fonctionnaires, encerclés par une vingtaine de jeunes cagoulés et masqués, ont été contraints  d’effectuer un tir de flash-ball pour disperser leurs agresseurs avant de battre en retraite. Heureusement, aucun blessé n'est à déplorer d'un côté comme de l'autre. 

A l'origine de ces violences, cet homme de 30 ans, connu de la justice s'opposant à son contrôle précisent les dix policiers, tous constitués partie civile. A la barre, le prévenu, détendu, nie en bloc les accusations portées.

Je n'ai insulté personne. Et je n'ai ameuté aucun jeune du quartier pour qu'on vienne me libérer 

Pourtant les fonctionnaires de police attestent tous le contraire. ''Les forces de l'ordre ont été copieusement insultées et menacées de représailles'' précise le parquet de Béziers. 

Fethi criait de plus en plus fort pour se faire entendre 

D'apparence, Fethi n'a rien d'une terreur. Ce dernier, bien portant, affiche même une certaine bonhomie derrière son masque anti-covid. 

''Je respecte toujours l'autorité publique''

Ce référent connu de tous dans la cité a bien du mal à convaincre. Son casier ne joue pas en sa faveur. Six condamnations notamment pour rébellion, et menaces.  

''Comment pouvez-vous dire que vous respectez l'ordre avec un casier judiciaire comme le vôtre. Arrêtez-vos mensonges lâche'' Bruno Leygue, un des deux avocats de la partie civile. "Vous vous prenez pour le roi du quartier ? Vous dites ne pas connaitre les policiers pourtant vous les appelez par leur prénom".

Dans le quartier, Fethi est embauché par une entreprise privée pour faire le lien comme il l'explique entre les jeunes et les agents assurant la sécurité sur les chantiers. Son attitude agace non seulement la présidente, le parquet et les avocats de la partie civile. 

Je ne comprends pas ce que l'on me reproche. Il y avait bien un groupe de jeunes. Qu'avais-je à gagner. Rien ! Je n'étais même pas contrôlé. Si j'avais fait quelque chose, pourquoi ne m'ont-ils pas interpellé ce jour-là et placé en garde à vue.  Si je suis là devant vous, c'est parce qu'ils m'ont contrôlé et qu'ils n'ont attrapé personne.

''Je n'étais pas énervé, seulement agacé par leur attitude, car les policiers venaient de saisir dans ma voiture la canne de mon père décédé. Quand j'ai demandé comment j'allais la récupérer, un agent m'a dit, que je n'avais qu'à demander à mon père de venir la chercher''.

D'ailleurs six témoins, tous du quartier, dont le frère du prévenu, 15 ans, attestent ses dires. Aucune insulte, aucune menace proférée par ce dernier. ''Leur parole a t-elle moins de valeur que celle des dix policiers ?'' dixit son avocat Maître Caroline Vergnolle qui plaide la relax de son client. ''Nous avons dix policiers accusateurs, mais qui ne disent pas la même chose''.

Dans le dossier, c'est parole contre parole. Aucune preuve d'un côté comme de l'autre atteste leurs dires. Aucune image des sept caméras de vidéosurveillance de la ville n'est exploitable. La défense fournit bien une vidéo de 15 secondes. Fethy apparaît calme et on y distingue bien un agitation à proximité. Mais ce n'est que 15 secondes. Que s'est-il passé avant ? et après ?  Y-a t-il eu un montage ?

Le parquet réclame 12 mois de prison ferme. Il est suivi dans ses réquisitions par le tribunal. La menace de crime n'a en revanche pas été retenue par le tribunal. 

Un jugement équilibré à la hauteur des infractions précise Bruno Leygue, l'un des deux avocats des parties civiles

Fethi devra par ailleurs vers 1000 euros à chacun des policiers constitués partie civile pour dommages-intérêts. et les frais engagés. Cette émeute est t-elle la cause des tirs de mortier quelques heures plus tard ? Les auteurs sont toujours activement recherchés. 

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