Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Relaxe pour Gilles des Gachons, ex-candidat aux législatives dans l'Indre, poursuivi pour diffamation

jeudi 5 juillet 2018 à 18:05 Par Sarah Tuchscherer, France Bleu Berry

Le tribunal correctionnel de Châteauroux jugeait ce jeudi une affaire de diffamation entre deux anciens candidats aux législatives. Il a donné gain de cause au dissident UDI Gilles des Gachons, face au socialiste, alors député sortant, Jean-Paul Chanteguet.

Un ancien candidat aux législatives comparaissait devant le tribunal correctionnel de Châteauroux ce jeudi (illustration)
Un ancien candidat aux législatives comparaissait devant le tribunal correctionnel de Châteauroux ce jeudi (illustration) © Maxppp - Bruno Levesque

Châteauroux, France

L'affaire remonte à la dernière campagne législative. Dans l'un de ces tracts, le dissident UDI Gilles des Gachons s'en prenait au sortant socialiste, Jean-Paul Chanteguet en écrivant : « cinq mandats, au total, tu nous en as mis pour 25 ans. Tu t'en es mis plein les poches pendant tout ce temps ». Le document avait été distribué à tous les électeurs de la 1ère circonscription de l'Indre (Châteauroux-Le Blanc). 

Devant la présidente du tribunal, Gilles des Gachons revient d'abord sur le contexte de rédaction de ce texte, bien avant sa distribution : « on était début février, trois semaines après l’explosion de l’affaire Fillon. Des idées pour rénover la vie politique émergeaient. J’ai voulu questionner le coût d’un élu par rapport aux résultats sur le terrain ».  Me Jousse, son avocate, insiste : « après cinq mandats, on est en droit de demander des comptes ». Dans sa plaidoirie, elle évoque aussi le monde politique qui fait, selon elle, qu'on s'expose à la critique : « les deux protagonistes de cette affaire ne sont pas des citoyens lambda mais des hommes politiques ». 

L'intention de nuire au cœur des débats

Jean-Paul Chanteguet est absent de l'audience. Il a été « extrêmement touché par le tract » selon son avocat. « Je suis là pour l’honneur d’un homme, l’honneur d’un élu de la Nation » avance Me Guiet qui poursuit : « M. Chanteguet n’est pas M. Fillon, il n’y a aucune affaire contre lui ». Pour la défense, l'intention de nuire était évidente. La diffamation, rappelle Me Guiet, c'est la diffusion d'un message dans lequel l'honneur d'une personne est terni par le reproche qu'on lui fait

En toute fin d'audience, Gilles des Gachons a affirmé ne pas avoir cherché à nuire à l'homme, dont il a reconnu le caractère sympathique : « la politique est un monde dur. J’ai peut-être, par maladresse, marqué un but contre mon camp ». Après délibération, le tribunal a annoncé sa relaxe.