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Économie - Social

Renault : l'inquiétude des salariés dans les deux usines de Seine-Maritime

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Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Renault a enregistré une perte nette de 141 millions d’euros en 2019 et sa directrice n’a pas exclu la fermeture d’usines ce vendredi. Dans les usines de Seine-Maritime du groupe, les représentants du personnel sont inquiets.

La CGT a lancé un appel à débrayer à l'usine Renault Cléon comme dans tous les sites du groupe en France.
La CGT a lancé un appel à débrayer à l'usine Renault Cléon comme dans tous les sites du groupe en France. © Radio France - Margaux Stive

Le constructeur automobile français Renault a annoncé ce vendredi 14 février 2020 qu'il pourrait supprimer des usines dans le cadre d'un vaste plan d'économies après avoir enregistré sa première perte depuis 2009. Et dans les deux usines de Seine-Maritime, l'inquiétude est grande parmi les représentants du personnel que nous avons contactés. La directrice général de Renault assure que rien n'est exclu en matière de fermeture d'usines en France ou dans le monde. 

On se regarde en chiens de faïence

Pour les 2600 salariés de l'usine Renault Sandouville, c'est totalement inattendu. Le 3 février dernier, le nouveau PDG de Renault-Nissan était dans leurs murs. Pas de promesses, pas d'annonces officielles concernant l'électrique ou l'hybride, mais Jean-Dominique Senard avait donné aux salariés l'assurance que Sandouville serait un site incontournable dans la stratégie de l'entreprise en terme de transition énergétique alors que pour l'instant l'usine ne produit que des utilitaires thermiques. Sandouville va lancer cette année la production de l'utilitaire léger de Mitsubishi sur la plateforme du Renault Trafic. Réaction de Fabien Gloaguen, délégué syndical FO de Renault Sandouville, ce vendredi : "Il va falloir que la direction définisse très clairement quels sont les projets futurs pour l'usine de Sandouville." L'absence de précisions sur les sites qui pourraient être touchés par des mesures d'économie fait monter l'inquiétude des salariés observe Fabien Gloaguen. "On se regarde en chien de faïence, on ne sait pas, quel site sera touché ou pas..."

Inacceptable

La CGT quant à elle réagit avec un appel à débrayer dès lundi dans toutes les usines du groupe. A Cléon, où travaillent 4.400 salariés, Pascal Le Manach, délégué du personnel CGT dénonce un mauvais coup de la direction. Il rappelle qu'en 2013, les salariés de Cléon ont renoncé à 21 jours de RTT alors qu'ils étaient sous la menace d'une fermeture de l'usine. Cette fois, pas question de céder. "C'est inacceptable. Si la direction veut nous imposer des licenciements, il faudra se battre pour la faire reculer."

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