Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Rencontre avec le négociateur de crise de la gendarmerie de la Haute-Savoie

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Forcenés, suicidaires… le négociateur de la gendarmerie intervient dans les situations de crises. En Haute-Savoie, l’adjudant Nicolas G. est le seul à être formé à ce type de mission.

L’adjudant Nicolas G est le négociateur de la gendarmerie en Haute-Savoie.
L’adjudant Nicolas G est le négociateur de la gendarmerie en Haute-Savoie. © Radio France - Richard Vivion

Haute-Savoie, France

On est loin de l’image renvoyée par les séries  policières américaines. "La négociation en situation de crise ce n’est pas échanger un paquet de cigarette contre la libération d’un otage", sourit Nicolas. Négociateur depuis vingt ans pour la gendarmerie, il est aujourd’hui en poste à la brigade de Seynod. "Mon boulot au quotidien c’est d’abord celui de gendarme, explique l’adjudant de 39 ans. Et quand une intervention nécessite la présence d’un négociateur, je lâche ce que je suis en train de faire pour je me rends sur les lieux pour être négociateur." 

Pour un négociateur, une mission réussie c’est quand tout le monde s’en sort. Les gendarmes comme les personnes en face." - Adjudant Nicolas G, négociateur de la gendarmerie en Haute-Savoie

ECOUTEZ l'adjudant Nicolas G, négociateur de la gendarmerie en Haute-Savoie.

Ecouter

Pour devenir négociateur, l’adjudant Nicolas G. a suivi une formation d’une semaine dispensée par le GIGIN. "On nous apprend à intervenir sur les forcenés, les personnes suicidaires ou les prises d’otages." Ce métier, c’est parler et surtout beaucoup écouter. "Le plus important est de comprendre ce qui a poussé et motivé les gens à en arriver là." Un travail psychologique qui peut être long. Il y neuf ans, il est resté six heures avec une femme qui voulait se suicider en se jetant du pont de l’Abîme entre Cusy et Gruffy. "A la fin de l’intervention j’étais lessivé psychologiquement." La désespérée n’a pas sauté. 

  • En Rhône-Alpes, la gendarmerie compte 15 négociateurs pouvant intervenir sur n’importe quel département. En moyenne, ils effectuent une trentaine de mission par an.