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Faits divers - Justice

Rennes : harcelée après une annonce sur le Bon Coin pour un baby-sitting du jour de l'an

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu

Julie*, 18 ans, voulait faire du baby-sitting le soir du réveillon à Rennes. Mais deux heures seulement après avoir posté son annonce sur internet, elle reçoit des appels malveillants, des propositions (très) louches et même des photos intimes. Une situation "dérangeante" et "inquiétante".

Deux heures après avoir posté son annonce, Julie* a reçu près d'une dizaine d'appels malveillants
Deux heures après avoir posté son annonce, Julie* a reçu près d'une dizaine d'appels malveillants - Capture d'écran Le Bon Coin

Rennes, France

C'est l'une des grandes problématiques des parents qui sortent fêter la nouvelle année, le soir du 31 décembre : comment faire garder ses enfants ? Certains ont déjà prévu le coup, mais pour d'autres, il faut recourir à la solution du baby-sitting. Pour l'occasion, les annonces se multiplient dans les boulangeries - avec les fameux petits papiers détachables - mais surtout sur internet. Malheureusement, poster une annonce en ligne pour être "nounou" au réveillon peut s'avérer dangereux. Julie*, 18 ans, en a fait les frais.  

Appels malveillants, mannequinat et photos intimes 

Cette étudiante vit à Lyon pendant l'année, mais elle est rentrée dans sa famille à Rennes pour les fêtes. Pour elle, le baby-sitting le soir du jour de l'an, c'est la garantie de se faire une jolie somme d'argent de poche. "De 200 à 300 euros, détaille-t-elle, certaines annonces vont de 20h jusqu'au lendemain matin". Julie décide donc de poster une annonce sur le Bon Coin, dimanche 29 décembre, vers 10h du matin. Elle joint une photo d'elle, très sobre, où elle est assise à une table. 

En deux heures, elle est harcelée. D'abord, par "un supposé père de famille" qui lui donne immédiatement rendez-vous "au fin fond d'une zone industrielle". Douteux. Elle reçoit ensuite "un grand nombre d'appels masqués". Un "photographe" amateur, "sans aucun compte certifié" - M. Durand, "comme de par hasard le nom le plus connu en France" - lui propose de faire du mannequinat. Julie* reçoit également "des photos très très très dérangeantes de parties intimes masculines". Au total, six ou sept personnes l'ont contacté. Pas une seule fois pour lui proposer un vrai baby-sitting. 

"Quand je lui demandais plus d'informations sur ses enfants, ça commençait très vite à bégayer" - Julie*, à propos d'un appel reçu de la part d'un "père de famille"

"C'est très dérangeant, c'est très gênant"

Julie* s'estime heureuse : "personnellement, j'ai une connaissance des réseaux sociaux. Je sais que c'est dangereux, qu'il y a des gens parfois très malveillants". Elle craint davantage pour les autres, et évoque le cas d'une fille de 16 ans, dont elle a vu l'annonce pour garder des enfants le 31 décembre. "Quand on propose de faire du mannequinat, des photos à 200 euros de l'heure, une jeune fille ne va pas forcément avoir le réflexe de voir ça d'un œil malveillant", craint l'étudiante. 

"Ça montre a quel point le monde d'internet est pervers, et qu'il faut faire très attention"  

Ce n'est pas la première fois qu'elle fait face à ce genre de comportements douteux. Lors d'une recherche d'appartement, à Lyon, elle avait déjà été confrontée à "de nombreuses annonces assez bizarres" sur le Bon Coin.

Une mésaventure qui ne la démotive pas pour trouver un baby-sitting. Elle a donc déposé des annonces sur des sites spécialisés, beaucoup plus sécurisés. 

*Le prénom de cette étudiante originaire de Rennes a été modifié

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