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Rennes : un laboratoire accepte de ne pas faire de test PCR au journaliste afghan menacé d'expulsion

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Par , France Bleu Armorique

Le journaliste afghan Elyaas Ehsas, menacé d'expulsion, était incité par la préfecture d'Ille-et-Vilaine à faire un test PCR avant une convocation à la police aux frontières à Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes. Une employée du laboratoire a refusé de pratiquer ce test PCR lundi 5 avril.

Ce journaliste afghan de 27 ans a expliqué réaliser ce test PCR sous la contrainte, avant une convocation à la police aux frontières.
Ce journaliste afghan de 27 ans a expliqué réaliser ce test PCR sous la contrainte, avant une convocation à la police aux frontières. - Elyaas Ehsas

"Au vu du contexte du patient, je ne souhaite pas effectuer le prélèvement PCR." Ces quelques mots écrits en bas d'une feuille représentent une première victoire pour Elyaas Ehsas. Une employée d'un laboratoire du quartier Cleunay à Rennes (Ille-et-Vilaine) a accepté, lundi 5 avril, de ne pas réaliser le test PCR demandé par la préfecture. Ce journaliste afghan, menacé d'expulsion du territoire français, a expliqué que ce test PCR ne pouvait être réalisé sous la contrainte mais "sous [son] consentement, comme l'exige la loi".

Menacé de mort par les talibans 

Ce test PCR était demandé en amont d'une convocation mardi 6 avril à la police aux frontières à Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes. Le journaliste de 27 ans a fui l'Afghanistan en 2015, menacé de mort par les talibans. 

Il doit être expulsé vers la Suède dans le cadre des accords de Dublin puisque ses empreintes ont pour la première fois été prélevées à Stockholm. Elyaas Ehsas craint d'être ensuite renvoyé en Afghanistan sous 48 heures.

Suffisant pour éviter l'expulsion ? 

Convoqué lundi 5 avril dans la matinée au laboratoire, il était accompagné de cinq membres du mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) 35. Carole Bohanne, membre du collectif, salue le geste de la praticienne : "C'est courageux ! Elle ne connaissait pas la finalité de ce test et elle tombait un peu des nues". L'attestation, signée par l'employée du laboratoire et tamponnée, pourrait être une pièce déterminante lors de sa convocation à la police aux frontières. Mais le journaliste craint que ce ne soit suffisant. Va-t-il se rendre à son rendez-vous ? Elyaas Ehsas doit prendre une décision d'ici mardi matin. 

Quatre autre réfugiés étaient convoqués pour un test PCR. Deux ont pris la fuite et un autre réfugié afghan s'apprête à s'y rendre mais "on a déjà l'engagement que le test ne sera pas effectué pour lui non plus", explique Carole Bohanne. 

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