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Rennes : le témoignage de Théo, fauché par une voiture de police qui roulait trop vite

Théo Guellec a été percuté par une voiture de police alors qu'il descendait d'un bus avenue Maginot à Rennes, le 9 janvier 2020. Une autre jeune femme, Maëva, est décédée dans cet accident. En attendant le procès des deux policiers en cause, le jeune homme a accepté de se confier à France Bleu.

Théo, 24 ans, n'a pas pu reprendre son emploi d'infirmier depuis l'accident qui s'est produit dans la nuit du 8 et 9 janvier 2020
Théo, 24 ans, n'a pas pu reprendre son emploi d'infirmier depuis l'accident qui s'est produit dans la nuit du 8 et 9 janvier 2020 © Radio France - Céline Guétaz

Le 9 janvier 2020 à Rennes, Théo Guellec, 24 ans, est percuté par une voiture de police banalisée alors qu'il descend d'un bus et traverse, à l'arrière du véhicule, sur un passage piéton, avenue Maginot. Une autre jeune femme, Maëva, 20 ans, est décédée dans le même accident. Les deux jeunes gens ne se connaissaient pas. "Je descendais du bus qui était à l'arrêt, juste derrière cette jeune femme. On a voulu traverser quand on s'est fait percuté sur le passage piéton. J'ai été percuté sur le côté, elle, a été frappé de plein fouet. Je me souviens d'avoir vu son corps étendu avec un policier à côté d'elle". Le jeune homme est grièvement touché à la jambe, il est également victime d'un traumatisme crânien : "Je me souviens par flashs, j'avais du sang sur la tête". 

Hospitalisé, Théo subit un scanner et six mois plus tard, il est toujours dans l'attente d'une opération des ligaments du genou : "Je ne peux pas marcher plus de quinze minutes, ça me gâche la vie, c'est clair. Cela fait six mois que je n'ai pas travaillé." Théo Guellec avait pourtant trouvé un emploi d'infirmier après son diplôme. Mais il n'a pas travaillé suffisamment pour toucher des allocations chômage. Il perçoit 500 euros de la CPAM, "heureusement, mes parents m'aident beaucoup". 

J'ai beaucoup de peine pour la jeune femme qui est décédée, je pense surtout à elle. Pour moi, ce sont des dégâts qui ne sont pas insurmontables.

"Je ne comprends pas pourquoi ils n'ont pas ralenti"

Théo Guellec a été entendu par l'IGPN quelques jours après sa sortie d'hôpital : "J'avais dû mal à expliquer ce qui s'est passé". Mais le jeune homme se souvient "qu'avec le bus, on n'a pas vu la lumière, et les policiers n'avaient pas enclenché la sirène deux tons. Je ne comprends pas pourquoi ils n'ont pas ralenti. C'était la brigade cynophile, il n'y avait certainement pas d'urgence". De la procédure en cours, Théo a retenu que "le véhicule roulait à 80km/h, et qu'il n'y avait pas de traces de freinage au sol à cause de la pluie".

Théo a un peu de rancoeur à l'encontre des deux policiers en cause : "Ils étaient en tort, ils expliquent qu'ils n'ont pas utilisé le deux tons pour ne pas déranger les riverains. Ils feraient mieux de dire qu'ils ont commis une faute". Les deux fonctionnaires de police seront jugés dans les prochains mois pour homicide involontaire et blessures involontaires par imprudence. 

Le témoignage de Théo

Reportage avec Théo

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