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Magistrats et personnels du tribunal de Rennes : "Nous sommes les oubliés de la Chancellerie"

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Par , France Bleu Armorique

Les personnels administratifs et les magistrats du Tribunal de Grande Instance de Rennes sont au bord de la rupture. Depuis 2009, les effectifs sont constants, mais les dossiers beaucoup plus nombreux. Lors d'une journée inédite de mobilisation ce jeudi, ils ont réclamé plus plus moyens.

Les dossiers s'accumulent dans le bureau du greffe correctionnel à Rennes
Les dossiers s'accumulent dans le bureau du greffe correctionnel à Rennes © Radio France - Céline Guétaz

Le mouvement de protestation est inédit au Tribunal de Grande Instance de Rennes. Tous les personnels, qu'ils soient magistrats ou greffiers, y ont participé. La quasi totalité des audiences prévues ce jeudi a été reportée. C'est un véritable cri de détresse que lancent fonctionnaires et magistrats. Ils s'estiment être abandonnés par la Chancellerie qui ne leur donne pas les moyens de travailler. 

Il manque six postes de magistrats et  19 postes de greffiers

Les moyens n'ont pas bougé depuis 2009, or la population a augmenté en Ille-et-Vilaine et "le nombre d'affaires jugées aussi", explique Hervé de Gaillande, juge au tribunal d'instance. Les missions sont également plus nombreuses. Dans ces conditions, "on ne peut plus faire notre travail avec le sentiment du travail bien fait" estime Zoé Chambont, magistrat au parquet. "_Nous travaillons 45 heures par semaine, sans compter les dossier que l'on ramène à la maison_. Le week-end, il y a plein de monde dans le tribunal pour rattraper le retard sur les dossiers". 

"On fait le plus vite possible en espérant ne pas faire d'erreurs" 

Des centaines de dossiers s'accumulent sur les bureaux des magistrats et des greffiers. Il faut attendre dix mois pour rencontrer un juge aux affaires familiales. "C'est extrêmement difficiles d'attendre aussi longtemps lorsqu'on attend une pension alimentaire ou de voir son enfant" explique Maud Casacrande, juge aux affaires familiales. " On fait le plus vite possible, mais nous n'avons évidement pas droit à l'erreur" ajoute la juge. Une situation qui semble de plus en plus tendue depuis plusieurs mois. 

"Les dossiers s'accumulent dans nos bureaux"

Pour témoigner de la situation dans le tribunal, Caroline Schmidt, greffière en correctionnel nous fait visiter les bureaux où les dossiers s'accumulent. Elle rédige actuellement les jugements rendus il y a six mois. 

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Les magistrats et personnels du Tribunal de Grande instance de Rennes espèrent être entendus par la Chancellerie. En octobre dernier, ils avaient déjà rédigé une motion, mais n'ont eu aucune réponse. 

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