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Faits divers - Justice

Rescapé du Bataclan, un Francilien assigne son entreprise aux prud'hommes après un exercice alerte attentat

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Guillaume Delmas a survécu aux terroristes du Bataclan. Mais en juin 2018, l'entreprise Publicis où il travaille sur les Champs-Elysées organise un exercice, sans prévenir ses salariés. Depuis, il est en arrêt et il attaque aujourd'hui son employeur. L'audience a lieu ce mardi aux prud'hommes.

L'entrée du Bataclan et la plaque en hommage aux victimes à Paris
L'entrée du Bataclan et la plaque en hommage aux victimes à Paris © Maxppp - Aurélien Morissard

Guillaume Delmas était au Bataclan le soir des attentats du 13 novembre 2015. Comme plusieurs de ses collègues de chez Publicis. En juin 2018, deux ans et demi plus tard, il se trouve dans un couloir de son entreprise sur les Champs-Elysées pour rejoindre son bureau. Il tombe alors nez à nez avec un homme, Kalachnikov à la main. Une fausse arme, pour un faux terroriste. Il s'agit d'un "exercice attentat", mais cela il ne le sait pas encore.

Une cicatrice rouverte

Cet épisode remue Guillaume Delmas et il estime qu'il a fait ressortir ses traumatismes. Depuis juillet 2018, il est en arrêt maladie, requalifié en mai dernier en accident du travail. C'est pour cela qu'il attaque aujourd'hui Publicis aux prud'hommes en se basant sur un article du code du travail (L.4121-1) qui dit que "l'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs".

"Cela a fait sauter tous les points de suture de j'étais en train de broder, cela a rouvert la cicatrice" de l'attentat, explique Guillaume Delmas, qui estime que l'entreprise aurait dû le prévenir, comme les autres victimes du Bataclan (huit ou neuf salariés selon lui), de la tenue de cet exercice.

Pour toutes ces raisons, le salarié demande la résiliation judiciaire de son contrat de travail et une indemnisation. Interrogé par nos confrères de France Info, Publicis ne souhaite pas, pour le moment, faire de commentaire. L'audience a lieu ce mardi devant les prud'hommes de Paris.

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