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Faits divers – Justice

Réseau djihadiste : le procès de "la filière orléanaise" jugée au tribunal de Paris

mardi 21 novembre 2017 à 20:19 Par Eric Normand et Christophe Dupuy, France Bleu Orléans et France Bleu

C’est un vaste procès qui va s’ouvrir mercredi en début d’après-midi devant le tribunal correctionnel de Paris, le procès d’une filière djihadiste dite « orléanaise ». Neuf hommes, originaires du Loiret, sont jugés pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Le procès de "la filière orléanaise" s'ouvre devant le tribunal de grande instance de Paris
Le procès de "la filière orléanaise" s'ouvre devant le tribunal de grande instance de Paris © Maxppp - Sadak Souici

Orléans

Neuf jeunes hommes âgés de 22 à 33 ans, tous originaires d’Orléans ou de sa proche banlieue, comparaissent pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes. Le procès s'ouvre mercredi après-midi devant la 16ème chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Elle avait déjà condamné le mois dernier, deux frères jumeaux originaires de Gien, à six ans de prison pour avoir rejoint l'Etat islamique. Cette fois, les neuf jeunes orléanais ont pour la plupart combattu en Syrie au sein d’un groupe armé proche d’Al Qaïda. D’autres ont recruté, financé ou aidé des combattants à rejoindre l’organisation terroriste.

L’enquête a débuté en mars 2014

L'enquête part du quartier des Carmes à Orléans en 2014. C’est un téléphone placé sur écoute en Turquie pour une autre affaire qui conduit les enquêteurs à un certain Mohamed. Il est domicilié rue des Charretiers. Un temps co-gérant d’un "Mister Tacos" dans la rue d’Illiers, cet homme de 33 ans est interpellé et mis en examen en février l’année dernière à Roubaix où il a fui, la facture détaillée de son portable permet d’établir des contacts avec la quasi-totalité des membres de la filière. Cela permet également de découvrir un vaste réseau de recrutement, d’acheminement de combattants et d’aide matériel et financière pour l’armée de Mahomet, proche d’Al Qaïda. Cette milice combat en Syrie les troupes de Bachar Al Assad.

Qu'ils soient commanditaires, recruteurs ou candidats au Djihad, ils ont un point commun: ils fréquentent un même lieu de prière situé Rue des Carmes sans que l’enquête ne démontre toutefois que c’est là qu’ils se sont radicalisés. Les multiples écoutes téléphoniques, perquisitions et interrogatoires font état de leurs liens.

Certains sont sur place en Syrie depuis 2012. Proches de l’émir, ils recrutent des combattants via des intermédiaires qui opèrent à Orléans. Et puis, il y a ceux qui aident à passer les frontières ou qui fournissent de l’argent, des médicaments ou des armes. Deux carabines à canon scié et lunettes sont retrouvées sous la jardinière d’un balcon d’un couple de Saint-Jean-de-la-Ruelle.

Dix mandats d’arrêts ont également été lancés

S'ils sont neuf à comparaître, dix autres membres de cette filière partis pour la Syrie ne sont pas rentrés en France. Un jeune homme de Cléry-Saint-André, dont la famille n’a plus et n’entend plus avoir des nouvelles, en fait parti. Le procès doit se poursuivre jusqu'au 30 novembre.