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RETOUR SUR 2017 - Jérôme Bailly et les inondations en Haute-Loire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire
Le Brignon, France

Le sud de la Haute-Loire a été ravagé par les eaux en juin 2017. 19 communes ont obtenu la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Au Brignon, un homme est mort, emporté par les flots. Jérôme Bailly, le maire de la commune, nous parle de la reconstruction.

Le pont de Bessarioux, qui relient deux parties de la commune du Brion, détruit par la rivière Bèthe / Jérôme Bailly, maire du Brignon
Le pont de Bessarioux, qui relient deux parties de la commune du Brion, détruit par la rivière Bèthe / Jérôme Bailly, maire du Brignon © Radio France - Tangui Bocconi / Noémie Philippot

Le 13 juin 2017, le sud de la Haute-Loire a vécu un cauchemar : plusieurs villages ont été ravagés par les inondations. Un traumatisme pour toutes ces communes, mais peut-être encore plus fort au Brignon : un homme de 31 ans a été emporté par les flots alors qu'il guidait les pompiers pour un sauvetage. Six mois après, la commune se reconstruit, mais l'émotion est encore vive. 

Jérôme Bailly, après un tel drame, est-ce qu'aujourd'hui vous êtes sorti du traumatisme ?  

Jérôme Bailly : "L'émotion est toujours intacte. Nous avons tous le souvenir de Frédéric et du geste héroïque qu'il a fait ce jour-là. Il est parti pour sauver une vie, et malheureusement il a péri avec les flots, en allant guider les pompiers. C'est un souvenir qui est toujours présent. La population est encore très choquée, et parfois ne comprend pas encore, parce que c'est un événement climatique extraordinaire, exceptionnel, que nous n'avons jamais vécu par le passé."

Vous avez peur que cela recommence ? 

Jérôme Bailly : "On ne sait pas comment le penser, puisque c'est un phénomène rare. On ne retrouve pas de signes dans le passé de ce genre d'événement climatique. C'est vrai que parfois, cela nous fait un peu peur".

Cet homme a reçu la médaille pour acte de courage et de dévouement. Est-ce que cela vous aide à avancer ? 

Jérôme Bailly : "Le 18 novembre, le préfet de Haute-Loire a remis cette médaille à la famille. C'est une reconnaissance que nous souhaitions. Moralement, ça aide d'abord la famille, qui est encore sous le choc, et ça nous aide aussi nous, les habitants de la commune, qui ont pu assister à une journée de reconnaissance, et je pense que cela leur a fait du bien."

A Bessarioux, l'épicentre de l'orage, la route s'était transformée en torrent
A Bessarioux, l'épicentre de l'orage, la route s'était transformée en torrent © Radio France - Tanguy Bocconi

Il y a eu des dégâts très importants : des routes et des chemins détruits, des cultures et des rivières ravagées. Il reste des traces des inondations aujourd'hui ? 

Jérôme Bailly : "Bien entendu. Les rivières par exemple sont complètements dévastées. La rivière de la Bèthe, là où s'est produit le drame, on nous dit que c'est une rivière qui est morte aussi, qu'il faudra peut-être 10, 20, 30 ans, peut-être même 100 ans pour que le poisson revienne."

Vous avez reçu des indemnités, après avoir été reconnu en état de catastrophe naturelle ? 

Jérôme Bailly : "Tout à fait. Dès le lendemain on a tenté, on tente toujours, de reconstruire petit à petit les équipements : les routes, les voiries, les ponts ... Etant donné qu'on est une commune assez grande en superficie, on avait un pont qui reliait les deux parties de la commune, qui a été complètement détruit. La première tâche, ça a été de reconstruire ce pont. Les travaux ont commencé le 15 octobre, et ça continue. Là, ils sont à l'arrêt mais ils reprendront début janvier. Nous sommes déterminés à tout reconstruire, y compris les routes. Nous avons déjà perçu certaines subventions, nous en attendons d'autres. Nous espérons que tout se passera comme prévu."

Pour le Brignon, 2018 sera l'année de la reconstruction, tant dans les esprits que dans les rues du village. 

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