Faits divers – Justice

Rétro 2015 : le mystère des disparues de la gare enfin élucidé

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon mercredi 30 décembre 2015 à 7:00

Les disparues de la gare de Perpignan.
Les disparues de la gare de Perpignan. © Maxppp

Il aura fallu 20 ans pour mettre un nom sur le tueur en série de la gare de Perpignan, il s'appelle Jacques Rançon, il reconnait deux meurtres, une tentative de meurtre et une agression. Reste le mystère de la disparition de Tatiana Andujar. 2015 aura été l'année de toutes les avancées.

Interpellé et confondu par son ADN en 2014 pour le meurtre de Mokhtaria Chaïb, Jacques Rançon est entendu à plusieurs reprises au cours de l'année 2015. Il reconnaît un deuxième meurtre, celui de Marie-Hélène Gonzalès, mais aussi une tentative de meurtre et une agression. Jacques Rançon est bien le tueur en série de la gare de Perpignan que les enquêteurs cherchaient depuis près de 20 ans.

Retour sur les rebondissements d'une enquête incroyable avec Elizabeth Badinier

Maitre Etienne Nicolau est l'avocat des familles des disparues de la gare de Perpignan depuis le début, il était l'invité de France Bleu Roussillon ce mercredi. "Jacques Rançon apparait comme un tueur en série qui a commis deux crimes, une tentative de crime et une agression et on n'est peut-être pas au bout de nos surprises, on va peut être élucider d'autres crimes dans d'autres départements. Le meurtre de Marie-Hélène Gonzalès aurait pu être évité, car juste avant , il avait agressé une autre jeune femme et avait donné des éléments qui permettaient de l'identifier, il avait notamment dit que c'était le jour de son anniversaire. Si on avait fait le rapprochement entre cette agression et le meurtre de Mokhtaria Chaïb, on aurait pu retrouver Rançon avant qu'il ne tue Marie-Hélène Gonzalès. "

"C'est une affaire exceptionnelle qui marque car il y a eu un mystère pendant 20 ans,  et puis c'était un contact permanent entre les familles, les juges, les policiers. Nous étions tous dans le même navire. Et puis il a fallu simplement une empreinte ADN pour retrouver l'assassin au bout de 17 ans. C'est le résultat des progrès de la science qui ont permis d'identifier l'auteur des crimes. Le fait de l'avoir arrêté est aussi satisfaisant car on est certain qu'il ne commettra pas d'autres crimes. Personne ne pense chez les enquêteurs que Rançon en serait resté là. Il aurait commis d'autres crimes. Cette affaire aura changé l'homme et l'avocat que je suis."

Maitre Etienne Nicolau

À lire aussi