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Faits divers – Justice

Rétro 2015: le quartier de Limoges - La Bastide retrouve le calme

mardi 29 décembre 2015 à 18:38 Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin

Dans les évènements 2015 qui vous ont marqué sur francebleu.fr, les incidents qui ont remué le quartier de la Bastide à Limoges début novembre. Depuis, une vie (quasi) normale a repris dans le quartier.

Présence policière pour ramener le calme à La Bastide
Présence policière pour ramener le calme à La Bastide © Radio France - Jérôme Edant

Limoges, France

Un excès de vitesse sur l'A20, une course-poursuite avec les gendarmes, et le tout s'est terminé en caillassage des forces de l'ordre et en nuit de violences dans le quartier de Limoges- La Bastide avec 2 policiers blessés et plusieurs voitures incendiées. C'était début novembre.

 Près de deux mois après ces incidents, les tensions sont retombées mais il a fallu plusieurs étapes. D'abord des dispositifs policiers avec déploiement de CRS pendant quelques jours dans le quartier et une grosse opération de sécurisation mobilisant une soixantaine de policiers avec fouilles de caves et de véhicules. Une étape judiciaire également: les 4 jeunes les plus impliqués dans les incidents sont en prison, condamnés à des peines de 4 mois à 3 ans fermes.

C'est justement cette "case prison" qui satisfait Germaine, habitante de La Bastide depuis 50 ans: selon elle, les condamnations et l'éloignement de ces jeunes ont réglé une grande partie du problème: "il n'y a plus rien" dit-elle en sortant son petit chien et en récupérant tranquillement son courrier. Son voisin, la trentaine, relativise même les incidents qui secoué dans le quartier: "on n'est quand même pas dans des grandes villes de région parisienne, il n'y avait pas besoin de tout ce dispositif" ajoute-t-il en faisant allusion aux déploiements policiers. Pour autant, le climat n'est pas complètement apaisé, semble-t-il. Une voiture de SOS Médecins a été prise pour cible il y a quelques jours, fracturée et en partie vidée de son contenu. L'association, plusieurs fois visée, avait décidé en septembre de ne plus intervenir dans certaines rues sans soutien de la police. Elle vient de reconduire cette décision pour tout l'hiver.