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Faits divers – Justice
Dossier : Rétro 2017 : les grands événements de l'actualité en Moselle

RÉTRO 2017 en Moselle - Le procès de Francis Heaulme

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Par , France Bleu Lorraine Nord

C'est le procès qui aura marqué l'année en Moselle. Le 18 mai 2017, à l'issue de quatre semaines d'audience, Francis Heaulme est condamné à la perpétuité par la cour d'assises de la Moselle pour le double meurtre de Montigny Les Metz . Un verdict, dont il a fait appel.

Francis Heaulme à l'ouverture de son procès pour le double meurtre de Montigny-Lès-Metz aux assises de la Moselle
Francis Heaulme à l'ouverture de son procès pour le double meurtre de Montigny-Lès-Metz aux assises de la Moselle © Maxppp - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN

Metz, France

Le 5ème procès consacré à l'affaire du double meurtre de Montigny les Metz s'ouvre le mardi 25 avril 2017 devant la cour d'assise de la Moselle à Metz. Francis Heaulme est jugé pour le meurtre de deux enfants de 8 ans, Cyril Beining et Alexandre Beckrich. Les deux enfants avaient été retrouvé tués à coups de pierre, sur un talus, le long d'une voix ferré à Montigny les Metz, le 28 septembre 1986. Durant 4 semaines, 81 témoins et 14 experts sont entendus. Le 18 mai, Francis Heaulme est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Il annonce qu'il fait appel du verdict.

La première condamnation de Francis Heaulme dans cette affaire

Il est un peu plus de 23h, Chantal Beining, la maman de Cyril sort de la salle d'audience, un grand sourire plaqué sur les lèvres. Après toutes ces années, une décision vient enfin appuyer ses convictions. 

Tous ceux et celles qui ont assistés à ce procès, ne s'autoriseront plus à dire que c'est un coupable de substitution

Elle est, comme son avocate Dominique Boh Petit, épuisée, mais libérée. : "C'est la fin d'une période de 10 ans, c'est pas rien.  Madame Beining est partie en larmes, parce que c'est très lourd en émotion. Et elle m'a dit maintenant je sais qui a tué mon fils".

Les ingrédients qui ont conduit au verdict sont à la fois multiples et complexes. Les éléments qui ont convaincus les jurés sont pour l'essentiel, la présence avérée de Francis Heaulme à proximité des lieux, les témoignages de ceux qui l'ont vu ce jour là et la similitude avec les autres meurtres du routard du crime

A LIRE AUSSI :  Double meurtre de Montigny-les-Metz : retour sur trente ans d'archives sonores

Des semaines de tension et d'émotion

En 4 semaines de procès, l'émotion a par moment submergé la salle, et pas seulement sur le banc des parties civiles.  On est saisi d'effroi quand la soeur de Francis Heaulme vient raconter leur enfance glauque, et lui lance qu'elle sera toujours là pour lui. Le tueur en série a d'ailleurs les larmes aux yeux.

Le public assiste aussi incrédule à ce procès dans le procès, et a la colère froide de Patrick Dils, interrogé comme un accusé par vidéo-conférence.

Il y a aussi ce moment émouvant, et glaçant, où les familles des victimes racontent leur chagrin et un océan de questions sans réponses. 

Un procès fleuve qui s'enlise par moments

Le procès vit aussi avec ses lenteurs et ces témoins dont on ne sait pas trop ce qu'ils apportent. Les coups de sang du président, les témoins plus ou moins fiables, et des audiences qui tirent quelquefois en longueur, donnent le sentiment que le procès vire au naufrage. Pour Thierry Moser, l'avocat du pére d'Alexandre, ce procès n'est pas à la hauteur de ce qu'elles attendaient : "Je dis que ces malheureux parents avaient droit à un grand procès rempli de dignité et de sérénité. Je ne la vois pas, j'en suis triste et à cet égard, j'ai des regrets".

Un accusé qui parle peu et des éléments matériels anciens

Les regrets ou les aveux ne viendront pas de la part de Francis Heaulme. Par moment, sa carapace se fissure. La salle suspendue croit que Francis Heaulme va parler, mais il ne se passe rien. Les jurés partent donc délibérer avec en tête un dossier repassé à la moulinette des experts psychiatres, des nombreux témoins, et du fameux logiciel d'analyse criminelle Anacrim, utilisé par les gendarmes.

Les avocats de Francis Heaulme ne retiennent du dossier que les contradictions et le manque d'éléments matériels. Dès l'énoncé du verdict, Liliane Glock annonce que son client fait appel. Il y aura un sixième procès en 2018.

Ce verdict est aussi celui qui innocente Patrick Dils, lavant ainsi l'une des plus grande erreur judiciaire de ces 30 dernières années. 

J’ai soutenu l’accusation en toute impartialité.

L'avocat général du procès de 2017, mais aussi du procès avorté de 2014, c'est le procureur général de la cour d'appel de Metz, Jean-Marie Beney. Pour suivre son raisonnement, il s’est notamment appuyé sur l’analyse criminelle et le logiciel Anacrim. Il ne regrette rien sur la tenue des débats, même s’il reconnait que l’audition de Patrick Dils s’est déroulé comme un interrogatoire.

L'avocat général du procès de Francis Heaulme, Jean Marie Beney revient sur le procès

A LIRE AUSSI : DOSSIER - LE PROCÈS DE FRANCIS HEAULME POUR LE DOUBLE-CRIME DE MONTIGNY-LÈS-METZ

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