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Dossier : L'affaire Sophie Lionnet

RÉTRO 2017 - L'affaire Sophie Lionnet, du choc à l'attente

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Par , France Bleu Auxerre
Yonne, France

Retour sur cette affaire qui a choqué, dans l'Yonne, dans l'Aube, et bien au-delà : le meurtre de Sophie Lionnet, à Londres, en septembre. La jeune fille au pair, âgée de 21 ans, avait grandi dans le Sénonais et étudié à Auxerre. Ses proches attendent toujours de connaître la vérité.

A Paron, Catherine Devallonné tient la photo de sa fille, Sophie Lionnet
A Paron, Catherine Devallonné tient la photo de sa fille, Sophie Lionnet © Radio France - Renaud Candelier

C'était le mercredi 20 septembre. Un corps calciné était découvert dans le jardin d'une maison à Wimbledon, dans le sud de Londres. L'identité de la victime est confirmée quelques jours plus tard : il s'agit de Sophie Lionnet, une jeune fille de 21 ans née à Troyes (Aube), qui a grandi dans le Sénonais et étudié à Auxerre. Depuis plus d'un an et demi, elle était employée à Londres comme jeune fille au pair par un couple de Français, mis en examen pour meurtre.

"On nous a montré une photo d'elle et on nous a expliqué qu'elle avait été assassiné" - Une élève du lycée Vauban

Lundi 25 septembre. Devant la grille du lycée Vauban à Auxerre, la disparition tragique de Sophie Lionnet est au centre de toutes les conversations.  "On a fait une minute de silence à sa mémoire, confie cette lycéenne. On nous a montré une photo d'elle et on nous a expliqué qu'elle avait été assassinée". Un autre lycéen, plus âgé : "je la revois dans le lycée avec ses amis... C'est terrible".

Car c'est au lycée Vauban que Sophie Lionnet a obtenu son CAP petite enfance, en 2014. Philippe Durand était resté en contact, via Facebook : "on ne se remet, on n'arrive pas à y croire, raconte-t-il la voix brisée. Elle a fréquenté mon fils quelques mois, quand ils étaient à Vauban. On échangeait encore sur Facebook. Elle nous expliquait la dernière fois qu'elle ne pouvait pas rentrer, car sa famille ne lui avait pas donné ses vacances. Mais elle était réservée, et elle ne nous aurait pas dit que ça allait mal".

© Radio France

Le couple de Français inculpé de meurtre clame son innocence

Le couple de Français qui hébergeait Sophie est inculpé de meurtre et clame son innocence. Mais plusieurs témoignages donnent à penser que Sophie était maltraitée par sa famille d'accueil. A Paron, les questions de la mère de Sophie, Catherine Devallonné, restent sans réponse. "Je me demande comment ces gens ont pu faire une monstruosité pareille. Qui sont ces gens véritablement ? Elle aurait été battue et aurait eu très peu à manger. Alors que ma fille s'occupait de leurs enfants, faisait le ménage, et tout le reste... C'est de l'esclavagisme pour moi".

Une cagnotte en ligne pour couvrir les frais liés aux obsèques et au rapatriement du corps

La famille de Sophie lance une cagnotte en ligne, en octobre, pour couvrir les frais liés aux obsèques et au rapatriement du corps. Près de 4000 euros sont récoltés, ainsi que de nombreux témoignages de soutien.  A Londres, une dizaine de filles au pair se rassemblent. Une marche blanche est organisée avec une trentaine de personnes. "On entend ce genre d'histoire tout le temps, témoigne cette jeune fille au pair. Moi et mon amie, on a été au pair. Mais c'était le première et la dernière fois. On ne veut plus prendre ce risque.

Une photo de Sophie Lionnet quand elle était plus jeune
Une photo de Sophie Lionnet quand elle était plus jeune © Maxppp -

"On n'a même pas eu une lettre manuscrite" - Stéphane Devallonné, le beau-père de Sophie Lionnet

Les semaines passent. Les contre-expertises succèdent aux expertises, et le corps de Sophie Lionnet n'est toujours pas rapatrié. L'attente devient quasi insupportable pour la famille dans l'Yonne, qui se sent abandonnée par les autorités. "Cette affaire n'est peut-être pas assez importante pour eux, déplore le beau-père de Sophie Lionnet, Stéphane Devallonné. On n'a rien ! On n'a même pas eu une lettre manuscrite, vous vous rendez compte... Je sais que ce n'est pas facile car les enquêteurs sont en Angleterre, mais au diable la politique ! Quand il y a des affaires comme ça, on devrait être soudés, entre pays." Le ministère des affaires étrangères, en réponse, "se dit pleinement conscient de la douleur de la famille". Et précise que le consulat général à Londres est "en contact régulier avec les membres de la famille, et les accompagne dans leurs démarches auprès des autorités britanniques".

Seule échéance pour le moment, le procès du couple de suspects qui doit s'ouvrir en mars, en Angleterre. La justice britannique pourrait alourdir les charges à leur encontre et les poursuivre aussi pour dissimulation de crime.

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