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Revirement dans le procès pour agression homophobe à Rouen

Une agression sur fond d'homophobie est jugée depuis lundi devant la cour criminelle à Rouen. Jusqu'alors les deux accusés niaient toute discrimination mais l'un d'eux a reconnu mardi soir que son comparse avait bien proféré des insultes homophobes.

La cour criminelle doit rendre son verdict en fin de journée mercredi.
La cour criminelle doit rendre son verdict en fin de journée mercredi. © Radio France - Anne Bertrand

Revirement dans le procès pour agression homophobe, qui se tient depuis lundi devant la cour criminelle à Rouen. Deux hommes originaires d'Elbeuf, âgés de 29 et 32 ans, sont jugés pour avoir tabassé et volé un homosexuel, avec qui ils venaient de faire connaissance en boîte de nuit. C'était le 25 octobre 2018. Séquestrée pendant deux heures et demie en voiture, la victime est insultée, rouée de coups et extorquée de 800 euros.

Jusqu'ici les deux accusés reconnaissaient les violences mais contestaient le caractère homophobe de l'agression, circonstance aggravante devant la loi. Mais mardi en fin de journée, Jordan Geslin a admis que Mohamed Benjedidi avait bien proféré des insultes homophobes dans la voiture. Il a expliqué n'avoir rien dit sous la pression de son comparse.

Durant plus de deux heures d'interrogatoire, Jordan Geslin a répondu d'abord de manière floue et hésitante aux questions. "Avez vous entendu des insultes homophobes?", lui demande la présidente de la cour criminelle. "C'est possible", dit-il du bout des lèvres. Et il maintient que lui n'a ni injurié ni frappé Gary, contrairement aux dires le matin même de la victime. En fait, là où Jordan Geslin paraît le plus sincère, c'est quand il demande pardon. Et quand il avoue sa peur et sa lâcheté, au moment des faits.

Il y a alors une suspension d'audience. A la reprise, l'avocat général l'incite, très habilement, à dire la vérité : "C'est votre procès, c'est l'occasion d'être courageux". Et Jordan Geslin avoue : Mohamed Bendjedidi a bien proféré des insultes homophobes tout le long du trajet en voiture. C'est le même qui lui ordonne "de conduire et de ne pas jouer au con", sur un ton énervé.

Mais l'accusé ne répond pas à toutes les questions. Il dit que sa famille s'est sentie menacée par le passé et que lui ressent toujours de la pression dans ce procès. Dans le box, Mohamed Bendjedidi s'agace. Son avocate demande une suspension d'audience. L'interrogatoire du principal accusé est finalement reporté à ce mercredi matin.

Viendront ensuite le réquisitoire de l'avocat général et les plaidoiries des avocats. Le verdict doit être rendu dans la soirée. Les deux accusés encourent jusqu'à 15 ans de prison.

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