Faits divers – Justice

Roanne : le père de Rachid Kassim en garde à vue

Par France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu jeudi 20 octobre 2016 à 16:08

Rachid Kassim
Rachid Kassim

Mohamed Kassim, le père du djihadiste de Roanne soupçonné d'être à l'origine de plusieurs attentats ou tentatives d'attentats, a été placé ce jeudi matin en garde à vue. Selon nos informations, il aurait menacé un officier de police.

Rachid Kassim fait encore parler de lui mais cette fois, par son père. Mohamed Kassim, 66 ans, a en effet été placé en garde à vue ce jeudi matin après avoir été interpellé à Roanne. Il est soupçonné d'avoir adressé à la rédaction du Progrès un courrier contenant des propos antisémites, dans lequel il menacerait un officier de police judiciaire qui enquête sur son fils.

Une partie des investigations, sur réquisitions du parquet anti-terroriste de Paris, est réalisée dans la Loire. C'est la direction interrégionale de la police de Lyon qui est en charge de l'enquête concernant ces menaces. L'interpellation a eu lieu ce jeudi matin dans le quartier de Fontquentin à Roanne, où réside le père du terroriste.

Rachid Kassim, 29 ans, a grandi à Roanne où il a notamment été animateur dans un centre social. Il est soupçonné d'avoir inspiré les attaques de Saint-Étienne-du-Rouvray et Magnanville.

"Nos sollicitations l'ont conduit à envoyer cette lettre menaçante"

Le directeur des éditions Loire du journal Le Progrès explique la réaction de ses journalistes à la réception de ce courrier.

On cherchait à entrer en contact avec le père de Rachid Kassim pour l'interroger sur son fils et sur toute cette affaire. Je pense que nos multiples sollicitations l'ont conduit à cette lettre menaçante aux yeux de la police. La réaction a donc été d'abord d'essayer de savoir si l'on devait s'inquiéter de ce contenu, puis d'essayer de décrypter ce courrier, c'est là que l'on s'est adressé à des spécialistes qui connaissent mieux cette affaire que nous. Quand on l'a lue comme ça, on a vu qu'elle était dans un français approximatif. Elle faisait également référence à des choses auxquelles on ne comprenait pas forcément tout parce qu' on n'a pas accès à toutes les pièces de l'enquête. Ce qui a pu nous paraître inquiétant, ce sont les personnes particulièrement citées dans la lettre. (Patrick Maugé, directeur des éditions Loire du Progrès)

"On a d'abord cherché à savoir si l'on devait s'en inquiéter" (Patrick Maugé)

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