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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Roanne : un "gilet jaune" en prison d'ici son procès le 15 mai

lundi 15 avril 2019 à 16:45 Par David Valverde, France Bleu Saint-Étienne Loire

Un homme de 22 ans soupçonné de violences sur policier et de la destruction d'un abribus lors de la manifestation régionale de Roanne du samedi 13 avril a été placé sous mandat de dépot d'ici à son procès. Un autre, âgé de 29 ans, reste sous contrôle judiciaire.

L'abribus détruit lors de la manifestation du samedi 13 avril.
L'abribus détruit lors de la manifestation du samedi 13 avril. © Radio France - DV

Roanne, France

Deux jours après la manifestation régionale des Gilets Jaunes à Roanne, deux manifestants devaient être jugés ce lundi après-midi au Tribunal Correctionnel. Leur procès a été renvoyé, à leur demande, au 15 mai prochain. Il s’agit de deux hommes soupçonnés d’avoir commis des violences contre les policiers pendant les oppositions entre forces de l’ordre et manifestants. L’un a 29 ans, né à Roanne. Il a été placé sous contrôle judiciaire. L’autre a 22 ans ans, né dans le Rhône, dormira en prison d’ici à son procès. 

Comment remerciez vous cette société qui vous protège ?"

Deux hommes qui ont en commun un casier judiciaire long comme le bras pour des faits de vols, de violences, d’alcoolémies, d’usages de stupéfiants. Le plus âgé est en conditionnelle, en aménagement de peine. Le procureur craint la récidive d’ici au procès et demande le mandat de dépôt. Il ne sera pas entendu.

Le plus jeune était poursuivi par ailleurs pour avoir détruit un abribus, dont l’explosion de la vitre avait blessé au visage un autre manifestant, un garçon d’une quinzaine d’années. Le prévenu est père de deux enfants en bas-age, très fragile à tel point qu’il a été admis à l’hôpital dimanche soir et placé en chambre d’isolement à la demande du procureur. 

Abelkrim Grini qui tance ce bénéficiaire du RSA sans ménagement : "le RSA que vous touchez, c’est l’argent des contribuables, c’est celui des policiers que vous caillassez. Comment remerciez vous cette société qui vous protège ? En lui crachant à la gueule". Le procureur se reprend et corrige : "en lui crachant au visage". Le prévenu dormira en prison à la Talaudière jusqu’au 15 mai prochain. 

Il faudra donc attendre un mois pour observer comment la nouvelle loi anticasseurs sera appliquée dans ces dossiers. Elle punit d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende des manifestants qui dissimuleraient leur visage pendant un rassemblement.