Sports

Roland Romeyer : "La retraite ? ce serait comme me couper un membre !"

Par David Valverde, France Bleu Saint-Étienne Loire dimanche 24 janvier 2016 à 20:22

Le président de l'ASSE Roland Romeyer
Le président de l'ASSE Roland Romeyer © Maxppp

Roland Romeyer, le président de l'ASSE, était invité de Jacques Vendroux ce dimanche soir dans l'émission "Stade Bleu". Une interview en intimité (enregistrée le lundi 18 janvier) qui permet de découvrir des facettes méconnues de l'homme fort de l'AS Saint-Etienne.

L'interview en intégralité de Roland Romeyer par Jacques Vendroux

Son amour des Verts

Ca date de 1957, un derby. Je suis arrivé éberlué mais ses couleurs cette foule, c’était comme une grande kermesse. On avait Mekhloufi, Keita. Je suis tombé dans le Chaudron comme ça. Et j’y suis revenu régulièrement. Celui qui a été le détonateur, c’est un monsieur qui habitait Saint-Etienne, il venait à Pont-Salomon et il avait un fils de mon âge. Ce sont eux qui m’ont emmené pour la première fois.

Un club à part

On fait tout au club pour que les gens qui viennent à l’Etrat ou à Geoffroy Guichard puissent repartir avec un bon souvenir. On est heureux de rendre des gens heureux. Saint-Etienne c’est ça. Celui qui a coulé les premières fondations c’est Jean Snella. Ensuite il y’a eu des grands messieurs : Batteux, Herbin. Il y’a eu des périodes de vaches maigres mais le club est resté populaire parce qu’à l’époque où le foot français allait mal, les gens ont vu des jeunes joueurs renverser des situations. La télévision commençait à apparaitre, les histoires se sont racontées dans les familles. Donc malgré les moments difficiles il y a toujours eu des supporters derrière. Quand on va à l’aéroport, il y’a 150, 200 supporters qui nous attendent. Dans combien de clubs ça se passe comme ça ?

A part l’ASSE ?

Il y’avait Reims aussi à mon époque. Aujourd’hui à part le champagne on n’en parle plus bien. Il y’a Marseille, mais qui est la 2e ville de France. J’ai gardé en souvenir des matches exceptionnels, contre Nantes

La mine

Vous touchez mon point sensible. J’ai une très grande admiration pour les mineurs. Malades ou pas malades il descendait quand même. Des valeurs de courage de fraternité, de partage. Le travail, le respect et la convivialité. Il y’avait de l’affection qu’aujourd’hui on trouve moins. C’est pour ça qu’on offre à chaque nouveau joueur la lampe de mineur.

Président et patron

Si je suis intervenu en 1996, 2003 et 2004 pour aider ce club c’est parce que je l’ai dans la peau. Avec mon épouse on était d’accord pour mettre une certaine somme. C’est comme si je l’avais donné. On a oublié cette somme. Ma femme est conciliante, elle allait supporter les Verts avant moi.

Sa passion pour l’automobile

J’ai acheté la Formule 1 de Michael Schumacher quand il était champion du monde. Je l’ai toujours, chez moi. Dans mon village, en face du bistrot de mes parents, il y avait un garage. Le garagiste à 13 ou 14 ans m’emmenait avec lui. J’étais capable de démonter une voiture complètement ! Aujourd’hui j’ai quelques Ferrari. Une Rolls Royce. On a un garagiste qui fait l’entretien des voitures. Avant je roulais le weekend, mais avec l’AS Saint-Etienne, cette passion de l’automobile est un peu passée.

Aujourd’hui ?

J’aurais pu prendre ma retraite mais ça serait me couper un membre. Je suis heureux d’aller au quotidien à l4AAS Saint-Etienne. Je fais tout de la meilleure manière pour l’institution. Si le club monte en puissance depuis 2010 c’est grâce à un collectif.

Cette saison

Je suis plus que satisfait. La première partie de saison a été magnifique compte tenu de nos moyens. Je suis heureux de ce qui se passe, heureux de l’ambiance.

Dominique Rocheteau

Je ne lui trouve pas de défaut. Il fait bien son boulot, il est passionné. Il a horreur des conflits. Je l’aime, c’est mon ami.

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