Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Roselyne Bachelot condamnée pour avoir accusé Rafael Nadal de dopage

jeudi 16 novembre 2017 à 14:11 Par Marina Cabiten, France Bleu

L'ancienne ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot a été condamnée jeudi à Paris à 500 euros d'amende avec sursis pour avoir accusé le tennisman espagnol Rafael Nadal de dopage, dans une émission télévisée l'an dernier.

Roselyne Bachelot
Roselyne Bachelot © AFP - KENZO TRIBOUILLARD

Le tribunal correctionnel a jugé jeudi Roselyne Bachelot coupable de diffamation, et l'a en outre condamnée à verser 10.000 euros de dommages et intérêts au numéro 1 mondial de tennis. Il en demandait 100.000. Roselyne Bachelot devra en outre verser 2.000 euros au joueur au titre des frais de justice.

Un prétendu contrôle positif évoqué par l'ancienne ministre des Sports

En mars 2016, elle avait été interrogée sur la chaîne D8 au sujet de l'affaire du contrôle positif de l'ancienne numéro 1 mondiale russe Maria Sharapova. Roselyne Bachelot, reconvertie chroniqueuse, avait alors accusé Nadal, longuement absent en 2012, d'avoir feint une blessure pour dissimuler un contrôle antidopage positif. "On sait que la fameuse blessure de Rafael Nadal, quand il a été arrêté sept mois, est certainement due à un contrôle positif", avait notamment lancé l'ex-ministre de la Santé et des Sports.

L'Espagnol, qui a remporté dix fois Roland-Garros, avait attaqué l'ex-ministre en diffamation. La parole de Mme Bachelot "pèse énormément du fait de ses anciennes fonctions", avait plaidé l'avocat du joueur, Me Patrick Maisonneuve, estimant que ces propos auraient pu avoir "des conséquences importantes" notamment s'agissant des "sponsors" de Rafael Nadal. L'avocat avait communiqué au tribunal le dossier médical de Nadal, qui souhaitait "tordre le cou une fois pour toutes à ce que dit Mme Bachelot". Il fait état selon lui d'un problème très sérieux au tendon du genou gauche.

En face, l'avocat de Roselyne Bachelot, Me Olivier Chappuis, s'était employé à faire le procès de la Fédération internationale, expliquant longuement que son programme antidopage "a toujours été d'un laxisme ahurissant" sur fond de "culture de dissimulation des contrôles positifs".