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Rouen : quatre mois de prison avec sursis pour l'ex-gendarme qui avait renversé trois gilets jaunes

Un ancien gendarme a été condamné, ce lundi, à quatre mois de prison avec sursis. Son permis de conduire a également été suspendu pour une durée de six mois. Le 16 février 2019, il avait renversé trois gilets jaunes qui manifestaient, à Rouen.

Une manifestation de gilets jaunes à Rouen (photo d'illustration).
Une manifestation de gilets jaunes à Rouen (photo d'illustration). © Radio France - Sixtine Lys

Le tribunal correctionnel de Rouen a été plus sévère que ce que demandait le parquet : il a condamné ce lundi un ex-gendarme à quatre mois de prison avec sursis et à un retrait de permis de six mois. L'homme, dont le procès s'est déroulé le 8 décembre dernier, était poursuivi pour avoir fauché trois gilets jaunes le 16 février 2019, lors d'un rassemblement sur le Mont Riboudet à Rouen. Le procureur de la République avait requis 2.000 euros d'amende et huit mois de suspension du permis de conduire.

Le gendarme, qui n'était pas en service ce jour là, s'est retrouvé bloqué en voiture avec femme et enfant. Les esprits se sont échauffé, le gendarme a redémarré brusquement et renversé trois manifestants. Blessés, ils auront de 15 jours à 6 mois d'incapacité totale de travail. A l'audience, le gendarme a expliqué avoir paniqué.

Reynald Verdière, l'une des victimes, était presque surpris de l'issue du délibéré : "Je m'attendais plutôt à ce qui a été requis. Parce que c'est un gendarme, je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il prenne du sursis. La justice est passée, maintenant on tourne la page."

L'ancien gendarme réfléchit à faire appel

Me Chloé Chalot, avocate d'une autre victime, affichait également sa satisfaction à la sortie du tribunal : "La culpabilité du conducteur a été retenue et c'était le plus important pour mon client qui voulait enfin être reconnu comme victime et qu'on ne considère pas qu'il était normal d'être percuté avec autant de violence ce jour là."

L'avocate s'est aussi réjouie que l'état de nécessité n'ait pas été retenu par le tribunal : "La défense avait plaidé que l'accident était indispensable pour protéger l'enfant. Mais le dossier a prouvé que c'était irresponsable à ce moment là d'accélérer."

Le prévenu, qui n'est plus gendarme aujourd'hui, doit aussi verser aux victimes plus de 6.000 euros de provision sur dommages et intérêts, en attendant l'audience civile en juin prochain.  Selon son avocat, Me Laurent-Franck Lienard, il réfléchit à l'opportunité de faire appel.

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