Faits divers – Justice

Rouen : un homme jugé pour un assassinat maquillé en suicide

Par Boris Hallier, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) dimanche 17 septembre 2017 à 19:00

Le procès commence ce lundi à la cour d'assises de Seine-Maritime
Le procès commence ce lundi à la cour d'assises de Seine-Maritime © Radio France - Coralie Moreau

Il aurait maquillé le meurtre de sa compagne en suicide. Bruno Lafillay, 37 ans, comparait pour trois jours devant la cour d'assises de Seine-Maritime, à partir de ce lundi.

Le 19 juin 2013, le corps d'Harmonie Marin est découvert dans le grenier de sa maison à Fécamp. Sur place, son compagnon explique à la police qu'il l'a trouvée pendue au fil à linge et que dans la panique, il l'a décrochée. L'enquête ouverte par le commissariat de Fécamp conclut rapidement au suicide, confirmé par l'autopsie.

La contre-enquête des parents

Mais la police passe complètement à coté de plusieurs détails qui n'échappent pas aux parents de la victime. Il n'y avait pas de chaise ou de tabouret au grenier, rien qui aurait permis à la victime de se pendre et le fil était bien trop fragile pour supporter son poids.

Quelques mois plus tard pourtant, l'enquête est classée, les effets personnels de la jeune femme sont rendus à sa famille. La mère d'Harmonie trouve alors dans son portable des messages de menaces de la part de l'accusé et d'autres à un ami auquel elle confie ses craintes et les tensions dans son couple. Des éléments qui conduisent la justice à rouvrir l'enquête.

Des aveux en garde à vue

Bruno Lafillay finira par avouer son crime, mais son mobile, une dispute qui aurait mal tourné, n'a jamais convaincu la famille d'Harmonie.

L'accusé risque la réclusion criminelle à perpétuité.