Rouen : une médaille pour le brigadier qui avait donné un rendez-vous coquin à l'hôtel de police ?
Le policier rouennais avait donné un rendez-vous coquin à un homme à l'hôtel de police et s'était trompé de personne. Deux enquêtes sont en cours. Problème : le nom du brigadier figure dans la liste des policiers décorés de la Médaille de la Sécurité Intérieure. Colère du syndicat Unité SGP Police.

A l'époque, l'histoire a plutôt fait rire tout l'hôtel de police mais cette fois, c'est plutôt la colère qui domine. Voilà que le brigadier qui s'est illustré à la page des faits divers pourrait recevoir la médaille de la Sécurité Intérieure. Son nom figure en tout cas sur la liste établie en janvier et signée le 16 juin dernier par le ministre.
C'est dire si la pilule a du mal à passer dans les services. Le syndicat Unité SGP Police a demandé à la hiérarchie de faire retirer le le nom du brigadier de la promotion "gilets jaunes" et le Directeur départemental de la sécurité publique a prévenu le ministère.
Double enquête
Car l'homme est aujourd'hui sous le coup d'une double enquête. Une enquête pénale qui pourrait être classée sans suite, car le brigadier n'avait pas l'intention d'agresser sexuellement l'homme qu'il a fait monter dans son bureau. Mais l'affaire a fait pour le moins désordre en période Vigipirate maximum.
Une enquête administrative est également en cours. La "police des polices" y travaille, d'autant que le brigadier décrit par des collègues comme "l'homme de confiance" des directeurs, est aussi auto-entrepreneur en systèmes d'alarmes et soupçonné de scruter les mains courantes pour repérer d'éventuels clients. L'I.G.P.N. devrait rendre ses conclusions à l'automne.
Conseil de discipline
En attendant, le brigadier est toujours en arrêt de travail. Il a été muté dans un autre service et fera probablement l'objet d'un conseil de discipline. Le prochain est prévu en novembre.
Le code de la sécurité intérieure prévoit que le retrait de la médaille peut être prononcé en cas de "condamnation définitive pour un crime ou un délit, ou de sanction disciplinaire du récipiendaire" ou si l’un des médaillés est reconnu responsable d’actes contraires à la déontologie.