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Faits divers – Justice

Rugby : prison avec sursis pour le deuxième ligne de Tartas après un coup de poing sur le terrain

mardi 30 janvier 2018 à 19:00 Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn et France Bleu Gascogne

On a fait le procès des bagarres du rugby du dimanche au tribunal correctionnel de Pau ce mardi. Un jeune deuxième ligne de Tartas, dans les Landes, a été condamné pour un coup de poing sur le demi d'ouverture de Salies pendant un match.

Le palais de justice de Pau
Le palais de justice de Pau © Radio France - Daniel Corsand

Salies-de-Béarn, France

Un rugbyman de Tartas a été condamné à 6 mois de prison avec sursis ce mardi au tribunal correctionnel de Pau. Nathan, 24 ans, deuxième ligne, était jugé pour avoir blessé d'un coup de poing le demi d'ouverture de Salies pendant un match de promotion d'honneur. C'était à Salies-de-Béarn le 18 octobre 2015. 

Il faut dire que le coup a eu des conséquence. David, l'ouvreur de Salies a eu la mâchoire cassée. Il a dû être opéré et a mis près de deux mois à s'en remettre. À l'audience, Nathan a nié en affirmant, avec le moins de mots possibles, qu'il ne se souvient pas, et que donc ce n'est pas lui.

Il répète la même chose à toutes les questions. L'arbitre, lui, n'a rien vu. Mais il y en a d'autres qui ont vu, en plus de David, la victime. Les témoins cités dans le dossier sont tous de Salies : le président, l’entraîneur et un ami de la victime. Ils racontent la bagarre, le 10 de Salies (David) qui intervient pour séparer, et le 5 (Nathan) de Tartas, qui n'est pas dans la bagarre, mais qui arrive par derrière et qui lui envoie un gros coup de poing en plein visage, de toutes ses forces. Il y a même une vidéo qu'un gendarme a visionné. Mais Nathan se contente de répéter la même phrase : "ce n'est pas moi". 

La présidente s'amuse à faire la candide en lui demandant : "Dites moi. Il n'y a qu'un seul numéro 5 dans une équipe?" Il n'a pas de casier judiciaire, mais on égraine son "casier" à la Fédération Française de Rugby : 7 suspensions en 5 ans. Nathan joue dur apparemment. Le parquet a même demandé une surprenante obligation de soins psychologiques, pour qu'il apprenne à mieux gérer sa violence. Le tribunal eu la bonne idée de lui épargner ça.

Au fait, c'est Salies qui a gagné le match. 31 à 23.