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"Un pot-pourri d'accusations" : la fermeture de la mosquée de Pantin contestée devant le tribunal de Montreuil

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Le tribunal administratif de Montreuil examinait ce lundi après-midi le recours de la Fédération musulmane de Pantin, après la décision du préfet de Seine-Saint-Denis de fermer la Grande Mosquée, quelques jours après l'assassinat de Samuel Paty. La défense dénonce une "sur-réaction".

Le tribunal administratif de Montreuil a examiné le recours de la Fédération musulmane de Pantin.
Le tribunal administratif de Montreuil a examiné le recours de la Fédération musulmane de Pantin. © Radio France - Bastien Munch

"C'est une fermeture hautement paradoxale, avec des effets contre-productifs". Voilà comment les avocats de la Fédération musulmane de Pantin ont qualifié, devant le tribunal administratif de Montreuil lundi 26 octobre, la fermeture pour six mois de la Grande Mosquée sur arrêté préfectoral. Une décision annoncée par le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, trois jours après l'attentat qui a visé l'enseignant Samuel Paty, à Conflans-Sainte-Honorine. La Fédération musulmane de la commune avait annoncé déposer un recours. La mosquée de Pantin est notamment accusée d'avoir partagé, sur sa page Facebook, une vidéo d'un parent d'élève de la classe de l'enseignant, appelant à la mobilisation contre Samuel Paty après son cours sur la liberté d'expression.

C'est une sur-réaction après l'assassinat de Samuel Paty

"S'il y avait bien une mosquée qu'il ne fallait pas fermer, c'était celle de Pantin", affirme William Bourdon, avocat de la Fédération musulmane de la commune, représentée dans la salle par son président M'hammed Henniche, également responsable de la mosquée. "C'est une sur-réaction après l'assassinat de M. Paty", continue l'avocat. "M. Henniche est un représentant de l'islam républicain." Me Bourdon dénonce également "un pot-pourri d'accusations" dans l'arrêté préfectoral.

William Bourdon, avocat de la Fédération musulmane de Pantin, dénonce un « pot-pourri d’accusations ».
William Bourdon, avocat de la Fédération musulmane de Pantin, dénonce un « pot-pourri d’accusations ». © Radio France - Bastien Munch

Sur la question de la publication de la vidéo d'un parent d'élève par la mosquée de Pantin, M'hammed Henniche explique qu'il ne "pensait jamais arriver à ce qu'il s'est passé". Ses avocats mettent en avant le fait qu'il l'a immédiatement retirée après l'attentat, un moyen de "passer sous les radars" selon l'avocate représentante de l'Etat.

Le préfet n'exclut pas une fermeture de moins de six mois

Fait exceptionnel, le préfet de Seine-Saint-Denis s'est déplacé en personne devant le tribunal pour défendre sa décision. Il a, comme dans son arrêté, mis en cause l'imam de Pantin Ibrahim Doucouré, qu'il accuse de faire partie de la "mouvance islamiste". "Ce n'était pas juste un imam de passage", affirme George-François Leclerc. Ibrahim Doucouré est pointé du doigt pour certains aspects de sa vie privée, notamment la scolarisation de ses enfants dans une école clandestine de Bobigny, fermée début octobre. "On ne va pas fermer toutes les mosquées de France parce qu'il y a des imams polygames", lui répond Me Bourdon.

L'imam contesté a par ailleurs annoncé dimanche 25 octobre sa décision de "se mettre en retrait" de la mosquée de Pantin. A la barre,le préfet de Seine-Saint-Denis s'est donc montré moins ferme que dans son arrêté. George-François Leclerc se dit désormais ouvert à une fermeture de moins de six mois de la mosquée, si "des garanties plus solides" sont apportées. Le délibéré du tribunal administratif de Montreuil doit être rendu mardi 27 octobre.

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