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Culture – Loisirs

Corrida radiée du patrimoine culturel immatériel de la France : les interprétations divergent

vendredi 29 juillet 2016 à 17:59 - Mis à jour le lundi 1 août 2016 à 11:52 Par Hervé Sallafranque et Anne Jocteur Monrozier, France Bleu Gard Lozère et France Bleu

Les opposants à la tauromachie affirment que la corrida a été radiée du patrimoine culturel immatériel de la France. Pas du tout, répondent les aficionados qui n'interprètent pas de la même façon la décision du Conseil d'État rendue mercredi.

Alejandro Talavante sera au cartel de la prochaine feria des vendanges à Nîmes
Alejandro Talavante sera au cartel de la prochaine feria des vendanges à Nîmes © Maxppp - xxx

Nîmes, France

Les opposants à la tauromachie y voyaient déjà un signe : celui du commencement de la fin de la corrida. Mais ils se sont peut-être enflammés en criant victoire un peu vite.

Et ce n'est pas parce qu'ils ont dégainé la machine à communiquer les premiers qu'ils ont forcément dit la vérité. Ce qui n'a pas empêché certains médias de relayer l'information telle quelle, sans prendre le temps de la vérifier. Mais les choses sont un peu plus compliquées...

Manifestation anti-corrida à Mont de Marsan - Maxppp
Manifestation anti-corrida à Mont de Marsan © Maxppp - Nicolas Lippone

En 2011, l'union des villes taurines de France et l'observatoire national des cultures taurines obtiennent l'inscription de la corrida à l'inventaire du patrimoine immatériel français. Aussitôt, cette inscription est contestée par les anti-corridas, qui contre-attaquent en lançant des procédures judiciaires.

En 2015, la cour administrative de Paris leur donne raison, en proposant de radier la pratique tauromachique de l'inventaire du patrimoine immatériel. Le 27 juillet, le Conseil d’État rejette deux recours déposés contre cette décision par les deux associations citées plus haut.

Et c'est cette décision qui est sujette à débat, car il n'y est inscrit nulle part que la corrida est radiée de l'inventaire.

Chaque camp crie victoire, profitant du flou des textes administratifs

Jean-Pierre Garrigues, le porte-parole du CRAC (Comité radicalement anti-corrida), lui, n'a aucun doute et savoure "une victoire totale" après cinq ans de combat.

"Les bases de la corrida, ce sont des sévices graves et des actes de cruauté envers les animaux. Quel rapport avec la tarte tatin, le fest noz ou ce genre de pratiques totalement inoffensives ?" - Jean-Pierre Garrigues

Jean-Pierre Garrigues crie victoire

L'avocat spécialisé en affaires taurines Ludovic Para, également aficionado, affirme de son côté que la corrida reste inscrite au patrimoine culturel immatériel.

"La justice a botté en touche et a refusé d'inscrire noir sur blanc que la corrida était inscrite ou désincrite. Les anti-corrida tronquent ces résultats." - Ludovic Para

Un coup d'épée dans l'eau selon l'avocat aficionado Ludovic Para

En fait, seule une communication sans équivoque du ministère de la Culture pourrait véritablement clarifier la situation.  Le feuilleton n'est donc peut-être pas encore terminé.