Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Saccage à l'Arc de Triomphe : 13 personnes mises en examen dont trois ont été incarcérées

mercredi 5 décembre 2018 à 15:33 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

Les comparutions immédiates s’enchaînent depuis les manifestations violentes des Gilets jaunes et la dégradation samedi de l'Arc de Triomphe à Paris. Plusieurs dizaines de personnes ont déjà été condamnées à des peines de prison ferme, de la prison avec sursis ou à de fortes amendes.

L'Arc de Triomphe investi par des Gilets jaunes.
L'Arc de Triomphe investi par des Gilets jaunes. © Maxppp - Yann Bohac

Paris, France

Les images du saccage de l'Arc de Triomphe au cours des manifestations des Gilets jaunes samedi dernier ont marqué les esprits. Soupçonnées d'avoir participé aux dégradations du monument parisien, 13 personnes dont un mineur ont été mises en examen. Trois d'entre elles ont été écrouées, les autres ont été laissées libres sous contrôle judiciaire avec interdiction de venir à Paris et obligation de pointage, annonce ce mercredi le parquet de Paris. 

Les suspects ont été mis en examen dans le cadre d'une information judiciaire ouverte mardi pour "intrusion non autorisée dans un lieu historique", "participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou de dégradations", "recel", "vols aggravés" et "dégradations d'un bien classé commises en réunion".

Les enquêteurs poursuivent leur travail, précise le parquet. D'autres auteurs de dégradations devraient être interpellés.

Une statue a été saccagée. - Maxppp
Une statue a été saccagée. © Maxppp - Sathiri Kelpa

Des manifestants devenus casseurs

Mardi, des Gilets jaunes avaient déjà été jugés devant le tribunal correctionnel. Au moins 25 personnes ont dû s'expliquer. Parmi elles il y a par exemple cet ouvrier agricole de la Drôme qui s'est débattu quand un policier l'a interpellé sur la terrasse de l'Arc de Triomphe. Il a été condamné à six mois de prison dont trois avec sursis et il ne pourra pas revenir à Paris durant six mois. 

La plupart de ceux qui ont été interpellés sont loin d'avoir le profil des casseurs professionnels.

Sur le périphérique parisien, deux jeunes de Bondy ont aussi été arrêtés lors d'un contrôle routier. Ils avaient en leur possession 10 pièces d'or volées dans le musée de l'Arc de Triomphe. Ils ont été condamnés à 1350 et 1800 euros d'amendes.

Plusieurs centaines de milliers d'euros de dégâts

Les saccages de l'Arc de Triomphe se chiffrent à plusieurs centaines de milliers d'euros, affirme Philippe Bélaval, le président du Centre des monuments nationaux.

Du mobilier a été détruit, des œuvres d'art ont été endommagées, il y a des graffitis sur les murs, les installations informatiques sont hors d'usage.   

Les graffitis sont en cours de nettoyage sur l'Arc de Triomphe. - Maxppp
Les graffitis sont en cours de nettoyage sur l'Arc de Triomphe. © Maxppp - Alexandre Minguez Martinez/Wostok Press

Des centaines de personnes ont été interpellées depuis dimanche

Au total, 412 personnes ont été interpellées samedi à Paris, selon le préfet de police Michel Delpuech qui a évoqué "des violences d'une gravité sans précédent".

Il y a eu 383 placements en garde à vue dont 34 pour des mineurs, selon un dernier bilan du ministère public.  Depuis dimanche, 227 majeurs ont fait l'objet de suites judiciaires dont 99 pour des poursuites devant le tribunal en comparution immédiate. 

L'audience a été repoussée pour 18 personnes qui seront jugées au tribunal à une date ultérieure, 17 ont fait l'objet d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (le "plaider-coupable" à la française), et 87 ont été présentées au délégué du procureur pour un rappel à la loi. 

Près d'un tiers des procédures (122) ont été classées. Pour les mineurs, 17 ont été présentés à la justice, principalement en vue d'une mise en examen par le juge des enfants tandis que 17 autres ont été remis en liberté sans être poursuivis.