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Douze ans de prison pour le sage-femme de Montpellier reconnu coupable de 11 viols sur des patientes

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Lionel Charvin, ancien sage-femme, a été condamné vendredi à 12 ans de prison par la cour criminelle de l'Hérault pour 11 viols sur des anciennes patientes, commis de 2013 à 2016 à Montpellier, dans l'exercice de ses fonctions. L'avocat général avait requis 20 ans.

L'ancien sage-femme a été reconnu coupable des 11 viols dont il était accusé
L'ancien sage-femme a été reconnu coupable des 11 viols dont il était accusé © Radio France - Salah Hamdaoui

Lionel Charvin a été condamné vendredi à 12 ans de réclusion criminelle par la cour criminelle de l'Hérault. L'ancien sage-femme de 49 ans, aujourd'hui radié, a été reconnu coupable de 11 viols et d'une agression sexuelle sur des anciennes patientes, de 2013 à 2016 à Montpellier. Des femmes qui l'accusaient d'avoir détourné des gestes médicaux en gestes sexuels

"Ses patientes, il en a fait des victimes enfermées dans la culpabilité de n'avoir pas su mettre fin à ses actes"- (Avocat général)

Certaines ont témoigné de massages du périnée qu'elles ont vécu comme une masturbation. D'autres lui ont reproché d'avoir provoqué des orgasmes contre leur gré, sous prétexte de soins thérapeutiques. Toutes invoquaient une fragilité émotionnelle, avant ou après l'accouchement, face à un professionnel de santé en qui elles avaient une confiance totale. "L'effet blouse blanche" analyse une avocate des victimes.

"Coupable de tout parce que c'est un mode opératoire qui est récurrent, comme un violeur en série"- (Me Iris Christol, avocate de cinq plaignantes)

Alors que l'accusé a admis des "maladresses", l'avocat général a, pour sa part, évoqué "des fautes qualifiables et sanctionnables pénalement". Albert Cantinol avait requis 20 ans, justifiant cette peine par "la gravité des conséquences et le nombre de victimes". Des femmes qui avaient besoin d'être "entourées, écoutées, rassurées" et qui n'étaient "pas en mesure de juger de la bonne frontière entre le geste médical et le geste sexuel".

"Il est en état de choc, complètement. Il n'a tellement pas le sentiment d'être celui qu'on dépeint"- (Me Maryse Péchevis, avocate de la défense)

En défense, Me Cyril Malgras s'était dit "sidéré par ce réquisitoire disproportionné, démesuré". Pour chaque fait qui était reproché à son client, l'avocat s'est attaché à démontrer que Lionel Charvin s'est borné à "des gestes médicaux habituels, conformes à la pratique médicale" qui ont été mal interprétés.

"J'ai toujours dit que le jour où j'allais être reconnue en tant que victime, j'allais avoir une réparation. Pour le moment, je ne suis pas capable de la quantifier mais je sens déjà un poids qui est tombé"- (Jennifer)

Me Maryse Péchevis, en défense elle aussi, avait insisté sur l'excellente réputation dont jouissait Lionel Charvin auprès de ses confrères et consœurs qui voyaient en lui un praticien "au-dessus du lot", sans compter les centaines de patientes satisfaites de ses soins. Elle avait loué "un homme qui a dédié sa vie à réparer les femmes" et regretté que tout cela ait été "occulté". Ses avocats vont peser "le pour et le contre" et réfléchir aux voies de recours".

"C'est l'aboutissement de huit ans de doutes et de souffrances. Après, la peine, ça ne m'appartient pas, peu importe. Mais on clôt le dossier et c'est étrange comme sensation"- (Julia)

Un peu plus tôt dans la journée, Lionel Charvin avait consenti à être "en partie responsable" de la souffrance de ces femmes tout en contestant avoir "fait quelque chose de pervers ou de sexué". À aucun moment "ça a été intentionnel de leur faire du mal. Au contraire".

À l'énoncé du verdict, il a paru complètement sonné, "en état de choc" selon son avocate. Alors qu'il comparaissait libre, il est tombé dans les bras de sa sœur, en pleurs. Avant d'être emmené par les policiers.

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