Faits divers – Justice

411.000 euros détournés, l'ancienne comptable d'un lycée de Saint-Brieuc condamnée à 2 ans avec sursis

Par Johan Moison, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu mardi 27 septembre 2016 à 16:32 Mis à jour le mardi 27 septembre 2016 à 21:28

Le palais de justice de Saint-Brieuc
Le palais de justice de Saint-Brieuc © Radio France - Johan Moison

L'ancienne comptable du lycée Saint-Charles écope de 2 ans de prison avec sursis mise à l’épreuve. Cette femme de 49 ans était jugée par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc pour abus de confiance après le détournement de 2000 chèques de cantine dont le montant s'élève à plus de 411000 euros.

Le compte rendu d'audience de Johan Moison

C'est une femme de 49 ans à l'apparence modeste qui est arrivée à la barre du tribunal, loin de l'image qu'on aurait pu se faire de cette femme qui, entre 2010 et 2015, a détourné 2000 chèques, principalement des chèques que lui déposaient les parents d’élèves du très réputé lycée Saint-Charles pour payer la cantine de leurs enfants.

Les noms des bénéficiaires modifiés sur les chèques

Plus 411 000 euros détournés mais toutes ces années, personne n’a rien vu. Ni le mari, ni l’expert-comptable, ni le commissaire aux comptes… C’est le Crédit Agricole qui, le premier, a alerté la justice l'an dernier après la découverte de cinq chèques dont les noms des bénéficiaires avaient été changés. Il faut dire que "le système pour détourner les fonds était très bien structuré", a expliqué l’avocat de l’organisme de gestion de l’enseignement catholique (OGEC). Tout le monde est tombé des nues au lycée. "C'est un sentiment de trahison terrible pour l'ensemble du personnel", a aussi dit l'avocat de l'OGEC.

Un train de vie d'apparence ordinaire

Le salaire annuel de la comptable et de son mari routier était doublé grâce aux détournements mais, à part peut-être le camping-car acheté 25 000 euros à crédit, rien dans le train de vie de ce couple avec enfants ne pouvait éveiller les soupçons. "L'argent est passé dans des dépenses du quotidien", a laissé entendre le procureur. "Je suis responsable", a sangloté la prévenue qui a été licenciée pour faute lourde. "J'ai honte, je voudrais m’excuser".

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