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Faits divers – Justice

VIDÉO - Saint-Brieuc : un gilet jaune condamné à six mois de prison pour des violences sur des policiers

lundi 11 février 2019 à 20:39 Par Johan Moison, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel

Un homme a été condamné ce lundi après-midi à un an de prison dont six mois ferme pour avoir commis des violences sur des policiers lors d'une manifestation de gilets jaunes le 8 décembre à Langueux près de Saint-Brieuc. Ce jour-là, un policier avait été blessé au visage et roué de coups.

A droite, on distingue un manifestant sur le point de subtiliser la bombe lacrymogène d'un policier
A droite, on distingue un manifestant sur le point de subtiliser la bombe lacrymogène d'un policier - Capture d'écran YouTube

Saint-Brieuc, France

Ces violences ont eu lieu le 8 décembre dernier en début d'après-midi dans la zone commerciale de Langueux. Le matin, la manifestation s'était déroulée dans le calme

La scène largement diffusée sur les réseaux sociaux, a été filmée par des témoins sous plusieurs angles. Le tribunal qui avait trois vidéos à sa disposition, a décidé d'en diffuser une seule. Celle-ci :  

Le manifestant avec un drapeau breton accroché à son sac à dos qui subtilise la bombe lacrymogène à un policier (à partir de 37 sec sur la vidéo), c'est donc lui qui a été jugé ce lundi à Saint-Brieuc. Père de famille, 42 ans, originaire de Mongolie, en France depuis 2004, ouvrier intérimaire dans un abattoir.  "Oui, c'est moi", dit-il en voyant les images."J'ai vu un policier pousser une vieille dame, j'ai pas réfléchi. J'ai fait une grosse erreur, toutes mes excuses, _toutes mes excuses mais j'ai pas tapé le policier_", précise t-il.  

Des faits très graves dans un contexte insurrectionnel selon le ministère public

Quelques minutes plus tard, on voit  effectivement sur la vidéo un autre homme donner un violent coup de pied à un fonctionnaire de police qui s'écroule avant d'être roué de coups par plusieurs manifestants (à partir 1 min 45). A proximité, on aperçoit encore le prévenu utiliser la bombe lacrymogène. "Ce jour-là on a touché à l'exceptionnel, les policiers on ressenti la haine, la volonté d'en découdre, de faire mal",  note l'avocat des policiers". 

"Je ne peux que déplorer que vous n'ayez que mon client à la barre aujourd'hui", regrette pour sa part l'avocate de la défense.

Le prévenu qui a déjà passé deux mois en détention en attendant son jugement - en décembre dernier, il avait demandé un renvoi pour préparer son jugement - ne dormira pas en prison ce lundi soir. Il devra verser 4 400 euros de dommages et intérêts aux quatre policiers. 

Le policier blessé a repris son emploi le 26 décembre mais continue d'être suivi psychologiquement.