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Faits divers – Justice

Saint-Denis : devant des enfants, cinq hommes cagoulés agressent le personnel d'un centre de loisirs

mardi 6 mars 2018 à 14:54 - Mis à jour le mardi 6 mars 2018 à 16:01 Par Martine Bréson et Nicolas Olivier, France Bleu Paris

Cinq hommes cagoulés ont fait irruption lundi dans un centre de loisirs de Saint-Denis (93). Après avoir violenté la directrice et deux agents, sous les yeux des enfants, les agresseurs sont repartis. Personnels et parents sont sous le choc.

Le centre de loisirs Descartes à Saint-Denis.
Le centre de loisirs Descartes à Saint-Denis. © Radio France - Nicolas Olivier

Saint-Denis, France

C'est une agression "éclair" qui n'a duré qu'une dizaine de minutes. Lundi vers 17h, quatre ou cinq hommes cagoulés passent les grilles du centre de loisirs René Descartes à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). C'est l'un des deux groupes scolaires du quartier populaire du Franc-Moisin, juste derrière le Stade de France. 

Les individus s'en prennent violemment à la directrice et à deux animateurs. L'un des agents a été blessé, avec dix jours d'incapacité totale de travail (ITT). A cette heure-là, une vingtaine d'enfants sont présents. Un animateur s'est empressé de les mettre à l'abri dans une mezzanine. 

"Crescendo"

Le groupe masqué quitte alors les lieux, en emportant une tablette numérique et un sac. L'enquête judiciaire a été confiée au commissariat de Saint-Denis. Les auteurs n'ont pu être identifiés, et leurs motivations restent floues. Cette violente agression à l'intérieur même d'un établissement scolaire a naturellement choqué les parents. Marie (son prénom a été modifié) ne comprend pas "comment des gens ont pu s'introduire aussi facilement dans un groupe scolaire, c'est juste inadmissible. On est en droit d'attendre un minimum de sécurité. Les violences vont crescendo, ça a commencé par des coups de feu dans la cité, puis des agressions sur les professeurs, maintenant ça... Tout est permis. On n'en peut plus là". 

Les services de l'Education nationale ainsi que la municipalité ont mis en place un soutien psychologique pour le personnel et les enfants. La sécurité de l'école et du centre de loisirs a été renforcée temporairement : trois agents de la ville et deux policiers municipaux ont passé la journée dans l'établissement. Deux médiateurs de l'Education nationale étaient aussi présents en fin de journée pour "apaiser les tensions". Le maire et plusieurs élus étaient sur place mardi soir pour échanger avec les équipes et les parents.

Saint-Denis espère toujours la PSQ

Hasard de l'actualité,  le maire de Saint-Denis était reçu mardi matin par le ministre de l'Intérieur. Laurent Russier a réitéré sa demande de moyens supplémentaires pour renforcer la sécurité. La ville -la plus peuplée du département- n'a pas été retenue pour expérimenter la police de sécurité du quotidien (PSQ). Pour le maire de Saint-Denis, "ce drame de plus prouve que [notre] territoire en a besoin"