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Situation bloquée pour le relogement de 80 habitants de Saint-Denis

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La réunion, lundi matin, à Bobigny n'a permis aucune avancée. Les 80 dyonisiens délogés par l'assaut du Raid mercredi dernier refusent les solutions d'hébergement provisoire proposées par le Préfet de Seine-Saint-Denis.

Des lits de camps sont installés au gymnase Maurice Baquet de Saint-Denis.
Des lits de camps sont installés au gymnase Maurice Baquet de Saint-Denis. - Joanna Yakin

Depuis mercredi dernier, 55 adultes et 22 enfants sont hébergés  au gymnase Maurice Baquet. Tous habitaient l'immeuble qui a été pris d'assaut par les policiers du RAID mercredi dernier pour intercepter des terroristes. Un assaut tellement violent que l'immeuble en question n'est plus habitable.

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Un gymnase du centre ville a donc été aménagé pour y accueillir temporairement les familles qui se sont retrouvées à la rue. Des lits de camp et des couvertures de survie trônent au milieu des cages de football. Une situation précaire que ces habitants commencent à ne plus supporter malgré l'aide morale et matérielle apportée par la Croix Rouge sur place.

Lors d'une réunion lundi à Bobigny,  Didier Leschi, le préfet à l'égalité des chances, a répété sa position.

"Il est aujourd'hui techniquement difficile d'obtenir des logements au pied levé. Nous leur proposons donc dans un premier temps des nuits à l'hôtel. Dans un second temps, c'est à dire d'ici quelques semaines, nous leur trouverons des solutions de relogement."

Une offre refusée en bloc par les familles. Elles redoutent que cette solution provisoire s'éternise. Surtout, nombre d'entre elles ne veulent plus retourner dans l'immeuble où elles ont vécu des événements traumatisants. L'édifice ayant par ailleurs
été fragilisé lors de la fusillade, la mairie lancé une procédure
d'évacuation. Pour Kamila, pas question de quitter le gymnase tant qu'une solution durable n'aura pas été trouvée.

" C'est un attentat qu'on a vécu! Et eux ils veulent nous mettre dans des hôtels pour un temps, et ensuite nous faire rentrer chez nous. Je ne bougerai pas d'ici tant qu'on n'aura pas trouvé un logement pour ma famille".

Les familles restent traumatisées par ce qu'elles ont vécu mercredi dernier. Des psychologues sont mis à leur disposition. Ali a 67 ans, il habitait une petite chambre dans les combles de l'immeuble et se repasse sans arrêt le film des événements:

"Ca restera dans la tête jusqu'à la mort". Ali.

Il n'est pas le seul à se remémorer le bruit des balles. Pour répondre aux besoins exprimés par de nombreux habitants, plusieurs psychologues de Seine-Saint-Denis ont répondu à l’appel pour assurer une écoute et un soutien psychologique auprès des habitants et des enfants.

La liste de ces psychologues est à retrouver [ici](http://www.seine-saint-denis.fr/Des-psychologues-mobilises-pour-le-soutien-auxhabitants- du-departement.html).

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