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Saint-Étienne : 18 mois de prison ferme pour l'automobiliste qui a forcé un barrage de police

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Par , , France Bleu Saint-Étienne Loire

Le tribunal correctionnel de Saint-Étienne a condamné ce mercredi un automobiliste à 30 mois de prison dont 18 ferme pour conduite en état d'ivresse et sous l'emprise de stupéfiants, et refus d'obtempérer. Le prévenu avait forcé un barrage de police samedi soir à Centre-Deux.

Un fourgon de police (image d'illustration)
Un fourgon de police (image d'illustration) © Radio France - Florence Gotschaux

L'automobiliste qui avait forcé un barrage de police dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Étienne Centre-Deux écope de 30 mois de prison, dont 18 ferme. Il comparaissait mercredi devant le tribunal correctionnel de Saint-Étienne. Pour éviter l'accident, un des policiers présents sur le barrage avait sorti son arme de service et tiré une fois sur la voiture.

Dans la nuit de samedi 23 février à dimanche 24 février, aux alentours de 3 heures du matin, deux équipes de polices interviennent sur un accident entre deux voitures, à un carrefour de la rue Antoine Durafour. Ils sécurisent les lieux de l'accident, pendant que la dépanneuse évacue les véhicules accidentés, quand ils voient arriver deux autres voitures, roulant à vive allure. Les agents de police demandent aux deux conducteurs de s'arrêter : le premier stoppe son véhicule mais le deuxième accélère sur le barrage de police.

Les agents alertent leurs collègues par des cris tandis que la voiture continue sa course sur la rue Antoine Durafour. L'un des agents, qui se trouvait de dos par rapport à la voiture, a ouvert le feu en s'écartant de la chaussé : une balle est tirée, et elle atteint le pare-choc et le phare avant gauche du véhicule. Selon les constatations, la balle a ricoché sur la voiture et elle n'a pas traversé l'habitacle. La voiture lancée à une certaine vitesse, frôle ensuite le dépanneur avant de traverser plusieurs terre-pleins et de s'arrêter.  

"Je ne me souviens pas de ma soirée"

Dans la voiture, le conducteur est un jeune homme de 25 ans. Devant le tribunal correctionnel de Saint-Étienne, ce stéphanois a tenté d'expliquer son comportement : "Je regrette, je n'étais pas conscient à cause de l'alcool, je n'aurais jamais pensé faire tout ça". Il avait presque 2 grammes d'alcool dans le sang ce soir-là. Il explique qu'il était en train de rentrer chez lui, après une soirée arrosée. Devant le tribunal, le jeune homme dit ne pas se souvenir de cette nuit : "Je ne me souviens pas de ma soirée", annonce-t-il d'emblée, en reconnaissant avoir beaucoup trop bu. "Je ne suis pas de mauvaise foi, il n'y a aucun intérêt à ce que je nie. Je ne voulais blesser personne".

Heureusement, il n'y a pas eu de blessés. Mais le dépanneur présent sur l'accident avoue à la barre être encore sous le choc : "J'ai eu la peur de ma vie. C'est mon métier d'aller tirer des voitures, mais pas de me faire foncer dessus. Je suis dans cet état depuis samedi". L'homme explique aussi avoir repris difficilement son travail. Les policiers évoquent aussi la peur et le danger quand ils ont vu arriver cette voiture sur eux. 

Une dizaine d'autres condamnations pour des faits similaires

Malgré les aveux et les excuses du conducteur, le bâtonnier souligne une "attitude idiote, et criminelle". Surtout que le casier judiciaire du prévenu contient déjà une dizaine de condamnation pour conduite en état d'ivresse. "Il va falloir arrêter la récréation" lance Maître Karim Mrabent. Le Ministère public enfonce le clou : "Ce n'est pas l'alcool qui était au volant mais bien lui. On a frôlé la catastrophe". Pour Maître Marianne Bertheas, le jeune homme sait qu'il a de problèmes avec l'alcool et constitue un danger sur la route. Le Ministère public requiert 30 mois de prison. 

"Avez-vous compris comment utiliser un véhicule sur la voie publique ?", demande finalement le président. L'homme répond qu'il eu le temps de réfléchir pendant sa détention provisoire et ré-affirme qu'il ne voulait blesser personne. "Le seul fait de conduire sous l'emprise de l'alcool, c'est prendre le risque de blesser quelqu'un", conclut le président. L'homme est condamné à 30 mois de prison avec sursis, dont 12 avec sursis et une mise à l'épreuve de 2 ans. La peine comprend également une obligation de soin, le retrait du permis de conduire et l'interdiction de le repasser pendant 18 mois, ainsi que des dommages et intérêts pour les policiers et le dépanneur présents sur le barrage. L'automobiliste a été incarcéré à La Talaudière à l'issue de l'audience

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