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Faits divers – Justice

"Saint-Étienne, c'est pas le Bronx" : après la rixe quartier Fourneyron, la mairie prend la parole

dimanche 7 janvier 2018 à 18:03 Par Jules Brelaz, France Bleu Saint-Étienne Loire

Deux jours après les coups de feu qui ont fait deux blessés à Saint-Etienne, sur fond de trafic de drogue, l'élu municipal référent des quartiers Fourneyron et Crêt-de-Roc dit comprendre la colère des riverains. Un militant associatif évoque lui un problème de rénovation urbaine.

"La lutte contre le trafic de drogue est du ressort de la police nationale" rappelle Charles Dallara élu municipal à Saint-Etienne.
"La lutte contre le trafic de drogue est du ressort de la police nationale" rappelle Charles Dallara élu municipal à Saint-Etienne. © Maxppp - Yves Salvat

Saint-Étienne, France

Après la violente rixe qui a fait deux blessés par balles dans la nuit de vendredi à samedi rue Neyron à Saint-Etienne, plusieurs habitants ont fait part de leur exaspération, comparant leur quartier à "un supermarché de la drogue". Charles Dallara, conseiller municipal en charge de la sécurité civile et élu référent des quartiers Fourneyron, Crêt-de-Roc et Châteaucreux, dit partager la colère des riverains. 

Je comprend la détresse, j'habite pas très loin, moi-même ça m'agace quand je passe devant avec mes enfants qui me posent des questions sur les gugusses qui traînent dans le coin" — Charles Dallara

"Mais le quartier du Crêt-de-Roc n'est pas gangrené par le trafic de drogue", poursuit le conseiller. "C'est un travail de police de longue haleine, c'est long c'est agaçant, c'est dur à vivre pour les habitants, mais faut pas exagérer non plus : Saint-Etienne, c'est pas le Bronx !"

"Oui il y a du deal mais comme il y en a aussi dans d'autres quartiers de Saint-Étienne", déclare Raymond Vasselon, qui habite précisément la rue Neyron où se sont produits les coups de feu. Membre de l'Amicale laïque du Crêt-de-Roc et militant au sein de plusieurs associations, cet architecte à la retraite refuse de jeter la pierre à la police ou aux élus "qui ne feraient pas leur travail." Le problème d'après lui est ailleurs. 

Sentiment d'abandon des habitants

"C'est une rue qui a le sentiment d'être un peu en retard sur la rénovation du quartier. Quand il faut retaper tout un quartier qui s'est dégradé pendant quarante ans, dans une ville au passé industrielle prestigieux qui a perdu toutes ses grandes entreprises, c'est un vrai boulot, ça ne se fait pas d'un coup de baguette magique !"

"La rénovation de l'habitat à Saint-Étienne a commencé il y a une quinzaine d'années, plutôt côté centre-ville, dans les rues Royet et Salengro, alors que dans la rue Neyron, la rénovation n'a débuté que depuis deux-trois ans, et comme l'habitat est très dégradé, alors forcément les gens ont le sentiment d'être un peu à la traîne", explique Raymond Vasselon.