Faits divers – Justice

Manifestation anti-armement des policiers : "on a limité la casse" explique Gaël Perdriau

Par Angy Louatah, France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 24 octobre 2016 à 18:16

Un message tagué sur la banque BNP Paribas de la place Carnot.
Un message tagué sur la banque BNP Paribas de la place Carnot. © Radio France - Julien Corbière

La manifestation violente de samedi a laissé des traces dans les rues de Saint-Étienne. La mairie a décidé de porter plainte, la préfecture fait de même pour le tag sur le monument aux morts de la place Fourneyron. L'enquête est en cours mais les autorités estiment avoir évité le pire.

Après la manifestation anti-armement des policiers de samedi, les dégradations sont nombreuses dans les rues de Saint-Étienne. Des plaintes ont été déposées et une enquête est en cours, mais aucune interpellation n'a eu lieu. Gaël Perdriau (LR), le maire de Saint-Étienne, soutien la décision de la préfecture de ne pas intervenir directement sur le cortège.

"Avec le préfet, nous avions anticipé cette arrivée, et cela fait qu'on a limité la casse. Quand j'ai vu ces actes sur les caméras de vidéosurveillance avec des personnes masquées et cagoulées, j'ai posé la question au préfet. Je comprends totalement les explications qu'il m'a fournies. Une intervention aurait provoqué la dispersion par petits groupes du cortège. Il aurait sans doute été plus difficile d'éviter des débordements plus graves que ceux que l'on a finalement constatés."
— Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne

Plusieurs plaintes sont donc arrivées sur le bureau du procureur de la République. La préfecture de la Loire porte plainte pour le tag sur le monument aux morts et le Parti socialiste pour le local de sa fédération saccagé. La plupart des dégâts concernent la ville de Saint-Étienne : horodateurs, abribus, tags et panneaux publicitaires. La maire a donc également porté plainte. Depuis lundi matin à cinq heures, des agents de la ville ont nettoyé les tags.

Le procureur de la République explique que pour ce type de dégradation, il n'était même pas nécessaire d'attendre les plaintes pour commencer l'enquête. D'après lui, il ne sera pas facile d'identifier les casseurs car ils avaient le visage dissimulé tout au long des dégradations.

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