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Saint-Étienne : des amendes avec sursis requises contre les manifestants de la CGT

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Quatre syndicalistes de la CGT comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Saint-Étienne. On leur reproche d'avoir lancé de la peinture sur la Chambre de commerce et d'industrie et sur les locaux de la police municipale lors d'une manifestation contre la loi travail en avril 2016.

Un rassemblement s'est tenu toute la journée ce jeudi 7 mars devant le tribunal de Saint-Étienne.
Un rassemblement s'est tenu toute la journée ce jeudi 7 mars devant le tribunal de Saint-Étienne. © Radio France - OC

Trois ans après les faits, le tribunal correctionnel de Saint-Étienne vient de juger quatre manifestants, interpellés lors d'une mobilisation contre la loi travail en avril 2016. On leur reproche d'avoir jeté de la peinture sur les façades de la Chambre d'industrie et du commerce, et sur les locaux de la police municipale lors d'une manifestation de la CGT.

A la barre, trois des syndicalistes ont reconnus les faits qui leur sont reprochés. Ils parlent tous d'un acte symbolique. "Je l'ai fait contre la casse du Code du Travail, pour marquer une rupture avec les institutions. Le patronat est un outil comme la police pour maintenir un système d'exploitation, alors oui c'est un acte symbolique qui s'entend", répond l'un d'entre eux au président du tribunal. Le quatrième syndicaliste n'a pas été inquiété des jets de peinture, il avait transporté des pneus devant la CCI le jour de la manifestation.

Aussi, deux des manifestants avaient refusés de se soumettre à des contrôles d'identité au cours de différentes manifestation de cette contestation contre la loi travail en 2016. "C'est aussi un acte politique et militant de ne pas le faire", répond l'un d'entre eux au président. "J'ai refusé parce que je suis syndicaliste et pas terroriste. J'ai été élu pour porter la voix du peuple et de tous les salariés. Je ne suis pas un ennemi du peuple, mais au service du peuple. C'est pour ça que j'ai refusé", argumente le second. 

Un argument repris par leur avocate, qui a rappelé que ces clients sont "des citoyens engagés et non pas des délinquants". Elle a aussi souligné l'absence de partie civile pour les dégradations sur la CCI. Tous les casiers judiciaires des syndicalistes CGT sont vides.

Les syndicalistes de la CGT se sont mobilisés devant le tribunal de Saint-Étienne.
Les syndicalistes de la CGT se sont mobilisés devant le tribunal de Saint-Étienne. © Radio France - OC

Devant le tribunal, une cinquantaine de personnes avaient dressé un chapiteau de la CGT. Une manifestation s'est aussi déroulé dans la ville pour protester contre ce jugement. Un chahut qui a marqué les réquisitions du procureur : "tout ce déploiement n'est pas proportionnel". Il a demandé des peines d'amende avec sursis allant de 2500 à 6000 euros.  

Le délibéré sera rendu le 2 avril prochain au tribunal correctionnel de Saint-Étienne. En juin, quatre autres manifestants seront jugés pour des jets de peinture sur la préfecture de la Loire. Toutes les parties n'ont pas visionner les images de vidéosurveillance, l'étude du dossier a été renvoyé. 

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