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Un réseau de fraude au chômage partiel démantelé dans la Loire, plus de deux millions d'euros de préjudice

Un réseau de fraude au chômage partiel a été démantelé dans la Loire. Les enquêteurs n'ont pour l'instant retrouvé que la moitié de la somme. Le reste pourrait déjà avoir transité vers l'étranger.

Police nationale
Police nationale © Radio France - Stéfane Pocher

C'est un vaste réseau d'escroquerie au chômage partiel qui vient être démantelé. Un ligérien et deux de ses complices, originaires de la région lyonnaise, ont été arrêtés mardi en même temps qu'un couple dans les Bouches-du-Rhône, remis en liberté depuis. Les trois hommes, âgés de 45 à 50 ans, ont été déférés ce mardi devant le juge lyonnais en charge de l'affaire. Ils ont été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et blanchiment aggravé, et ont été placés en détention provisoire.

400 000 euros perçus par une fausse entreprise de Lorette 

Ils sont soupçonnés d'avoir créé plusieurs fausses sociétés pour percevoir les aides d'urgence de l'Etat, accordées dans le cadre de la crise liée au Covid-19. Au départ, ce sont les déclarations d'une de ces fausses entreprises, basée à Lorette, qui ont alerté les autorités financières. Cette société de location de voiture créée en 2019, n'est qu'une coquille vide. Pas d'activité jusqu'à cet été, lorsqu'elle demande à percevoir une aide au chômage partiel pour ses 49 salariés, rémunérés en moyenne 4000 euros par mois. Au total, elle perçoit 400.000 euros d'indemnisation. Sauf que tout est fictif : personne ne travaille dans l'entreprise. 

Une trentaine d'entreprises seraient concernées

Cela alerte Tracfin, le service du ministère de l'économie en charge de la lutte contre le blanchiment. Le parquet de Saint-Etienne est avisé. Il confie l'enquête aux services de la division économique et financière de la police judiciaire de Lyon. Et les enquêteurs découvrent deux autres sociétés fictives en Isère, deux autres dans le Rhône, d'autres dans les Bouches du Rhône et ainsi de suite. Leurs investigations portent aujourd'hui sur une trentaine d'entreprises.

Les trois hommes arrêtés sont déjà connus pour escroquerie

Pour le moment, le préjudice estimé est de 2,4 millions d'euros dont 1,4 million ont été saisis par la police judiciaire. Le reste est pour l'instant introuvable. Une fois sur les comptes bancaires des sociétés, le montant des aides était transféré sur d'autres comptes en France et à l'étranger. Le dirigeant de la fausse société de Lorette et ses deux complices sont déjà connus de la justice pour escroquerie. Le parquet de Saint-Étienne s'était dessaisi du dossier au profit de la juridiction inter-régionale spécialisée de Lyon. Une information judiciaire avait été ouverte pour escroquerie en bande organisée et blanchiment.

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