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Saint-Étienne : une trentaine de migrants du squat de Solaure menacés d'expulsion en pleine crise sanitaire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Le tribunal administratif de Lyon vient d'ordonner aux squatteurs de l'ancienne Poste de Solaure, à Saint-Étienne, de quitter les lieux. Une trentaine de migrants vit sur place. Ce risque d'expulsion imminente en pleine crise sanitaire est dénoncé par le collectif qui leur vient en aide.

Entre 30 à 40 personnes vivent dans ce squat, créé en mai 2019
Entre 30 à 40 personnes vivent dans ce squat, créé en mai 2019 © Radio France - Mathilde Montagnon

Le trentaine de squatteurs migrants, installés dans l'ancienne Poste de Solaure, à Saint-Étienne, est menacée d'expulsion imminente. Ils vivent là depuis mai 2019. Le tribunal administratif vient de leur ordonner de quitter les lieux, car la mairie fait valoir un projet de logements et de commerces dans le bâtiment. Le collectif qui soutient les squatteurs dénonce une décision aberrante au vu du contexte sanitaire.

En cas d'expulsion, la trentaine de squatteurs va en effet se retrouver à la rue, alors que la métropole de Saint-Étienne vient de passer en zone d'alerte renforcée au Covid-19. Inimaginable, aux yeux de Paul, membre du collectif solidaire des migrants : "Les rassemblements de plus de 10 personnes sur la voie publique sont interdits, et là on en jette 30 à 40 sur le trottoir ! Comment on fait ? En plus le froid arrive."

En un peu plus d'un an, l'ancienne Poste est devenue le lieu de vie de migrants, en majorité des demandeurs d'asile, dont certains sont mineurs et d'autres en formation. La décision de les expulser revient, pour le collectif solidaire qui leur vient en aide, à leur couper les ailes : "Ces personnes ont besoin d'un hébergement, explique Paul, membre du collectif. C'est pour ça qu'on demande un rendez-vous à la préfecture, afin de trouver des solutions d'urgence."

Le collectif regrette également le manque de dialogue avec la Mairie de Saint-Étienne : "On les a toujours interpellés, mais on n'a jamais eu d'écoute ou de solidarité de leur part. Ce sont encore une fois les personnes humaines qui sont oubliées." Le collectif appelle également les Stéphanois à venir sur place soutenir les demandeurs d'asile, afin de trouver des solutions de relogement ou d'imaginer des actions de soutien.

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