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Faits divers – Justice

Meurtre de Luc Meunier à Grenoble en 2008 : jugement ce mardi pour le psychiatre qui avait laissé sortir un schizophène

mardi 15 mai 2018 à 10:48 Par Véronique Saviuc et Élisa Montagnat, France Bleu Isère et France Bleu

En 2008, un schizophrène poignarde mortellement un passant au hasard, cours Berriat à Grenoble. Le psychiatre de l'Hôpital de Saint-Egrève (Isère) qui l’avait laissé sortir a été rejugé en appel pour homicide involontaire. Le jugement est rendu ce mardi 15 mai à 14 heures

Le parc de l'hôpital psychiatrique de Saint-Egrève , ouvert en 2008, est désormais fermé
Le parc de l'hôpital psychiatrique de Saint-Egrève , ouvert en 2008, est désormais fermé -

Saint-Egrève, France

Le docteur Lekhraj Gujadhur, psychiatre, est-il involontairement responsable du meurtre d’un étudiant de 26 ans ? C’est la question à laquelle la justice répondra aujourd’hui. Il y a 10 ans, Jean-Pierre Guillot, qui avait déjà frappé plusieurs personnes à coups de couteau dans le passé, a eu l'autorisation de sortir dans le parc de l'hôpital de Saint-Egrève (Isère). Un parc qui n'était ni surveillé, ni clôturé. L’homme, âgé de 56 ans à l’époque, a pris le bus pour le centre-ville de Grenoble. Là, il a acheté un couteau de cuisine dans une quincaillerie cours Berriat et poignardé un passant au hasard, un étudiant-ingénieur qui se trouve au moment moment au mauvais endroit. 

Le schizophrène reconnu pénalement irresponsable

En 2011, suite à plusieurs expertises psychiatriques, le schizophrène est reconnu pénalement irresponsable par la justice. Il agirait sous le commandement de voix intérieures qui lui commanderaient de frapper. L’année suivante, en avril 2012, le juge d’instruction estime que personne ne doit être poursuivi et conclut à un non-lieu général.

Le psychiatre condamné à 18 mois de sursis en première instance

Mais la famille de Luc Meunier se bat pour que les poursuites continuent.  Elle veut un procès,  pour qu’un tel drame ne se reproduise pas, fait appel du non-lieu et obtient gain de cause : en avril 2012, trois médecins et l’hôpital (en tant que personne morale) sont mis en examen. Finalement, en correctionnelle devant le tribunal de Grenoble, seuls comparaissent l'hôpital de Saint-Egrève et le psychiatre qui a délivré l'autorisation de promenade. L'hôpital a été relaxé et le médecin condamné à 18 mois de prison avec sursis. C'est lui qui a fait appel pour avoir un nouveau procès. 

Point final de dix ans de combat juridique

L'affaire a de nouveau été jugée en décembre 2017 et le jugement sera rendu ce mardi 15 mai à 14 heures. Une décision très attendue par la famille de Luc Meunier, dix ans après la mort du jeune homme et autant d'années de combat juridique pour que l'hôpital ou les médecins qui suivaient le schizophrène soient sanctionnés.